Côte d’Ivoire : Le recours gracieux de LG Infos qui fait reculer le CNP

LG Infos du groupe Olympe vient de remporter une précieuse victoire dans son bras de fer avec le CNP. Suspendu pour 14 parutions, cet organe de presse proche de l’opposition a intenté un recours gracieux fructueux devant l’organe régulateur.

Quand LG Infos ramène le CNP à sa copie

Le Conseil national de la presse (CNP) a la main un peu trop lourde envers la presse de l’opposition. En effet, l’organe de régulation de la presse ivoirienne n’hésite nullement pas à sanctionner les journaux proches de l’opposition toutes les fois qu’il juge un article quelque peu tendancieux ou contraire à la réalité des faits. Ainsi, LG Infos a fait l’objet d’une suspension, depuis le 5 janvier dernier, pour 14 parutions. Le grief du régulateur réside dans la publication « des photographies de personnalités présentées comme des prisonniers politiques. »

Il s’agit entre autres de Simone Gbagbo, de Moïse Lida Kouassi, d’Hubert Houlaye ou encore Koua Justin, proches de Gbagbo. Alors que pour Raphaël Lakpé, président du CNP : « Présenter  ces personnalités comme arbitrairement détenues constitue une fausse information dès lors que ne pourraient être désignées comme telles, que les personnes non encore jugées. »

Mais se refusant à une telle appréciation, l’organe de presse a aussitôt intenté un recours gracieux devant le CNP.  Il s’agit en fait d’une demande de réexamen du dossier par l’autorité administrative qui l’a prise, en l’occurrence le CNP. Après examen, le conseil « a déclaré le recours gracieux recevable parce que respectueux des formes et délais légaux. » Aussi, la sanction contre cet organe de presse a été levée à juste titre.

Notons que LG Infos et plusieurs autres journaux font constamment l’objet de suspension par le CNP depuis un certain temps. Ces suspensions répétées sont vues par certains observateurs comme une manière pour le régime Ouattara de museler l’opposition. Ainsi, le succès de cette démarche administrative pourrait faire bouger quelque peu les lignes.

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Côte d’Ivoire : Les avocats commis d’office à Simone Gbagbo se rebiffent

Que d’imbroglio au procès en Assises de Simone Gbagbo. Les avocats à elle commis d’office ont décelé tellement de zones d’ombre dans son dossier qu’ils rechignent à la défendre. Le juge a donc reporté l’audience pour, semble-t-il, donner plus de lisibilité au procès.

Le procès de Simone Gbagbo, une équation aux multiples inconnues ?

Pourquoi s’obstiner à avancer lorsque l’on part sur des basses quelque peu faussées ? Cette interrogation est d’autant plus opportune que le procès en Assises de Simone Gbagbo est dans une totale impasse. En effet, l’ex-première dame est poursuivie pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Ainsi, pour la clarté des débats et pour mieux éclairer la lanterne de la cour sur les faits, Me Rodrigue Dadjé et le collège d’avocats de la défense de Mme Gbagbo avaient demandé la comparution de certains barons du régime Ouattara, dont Guillaume Soro, le président réélu de l’Assemblée nationale ivoirienne, en qualité de témoins des faits. Mais une incompréhension entre ces avocats et la cour, à ce sujet, a poussé la défense à claquer la porte.

Aussi, le procureur Aly Yéo a instruit le bâtonnier pour commettre des avocats d’office à l’ancienne première dame. Maîtres Claude Maintenon, Amani Kouamé et Viera Georges Patrick ont donc été désignés pour prendre la relève des premiers avocats. Par contre, ces derniers viennent d’avouer leur incapacité à défendre le dossier compte tenu de la complexité de l’affaire. Ainsi que le reconnait Me Viera : « Le dossier de madame Gbagbo nécessite une marge de manœuvre temporelle aussi importante que la complexité et l’étude des zones d’ombre l’exigent. » À la réalité, plusieurs pièces manquent au dossier à eux transmis, notamment les procès-verbaux d’interrogatoire, les procès-verbaux d’audition et les rapports d’expertise. Et pourtant, ces éléments sont nécessaires pour garantir les droits de la défense.

Le juge Boiqui Kouadjo a donc renvoyé l’audience au 21 février prochain. Il s’agit de donner du temps aux avocats pour mieux s’imprégner du dossier. Toutefois, certains observateurs continuent de marteler que ce procès serait toujours bâclé si les témoins clés cités par la défense originelle de Mme Gbagbo ne viennent pas déposer.

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Côte d’Ivoire: les vœux de Simone Gbagbo en cette année nouvelle

Simone Gbagbo est en ce moment détenue par la justice du régime Alassane Ouattara. Entre déroulement et suite de son procès, l’épouse vaillante du Président Gbagbo aussi incarcéré mais à la Cour Pénale Internationale (CPI), a formé ses vœux à l’endroit de toute la Côte d’Ivoire et de son cher époux.

2017: les vœux de Simone Gbagbo pour la Côte d’Ivoire

Première Dame sous le régime précédent, Simone Ehivet Gbagbo n’a pas dérogé à la règle des personnalités politiques qui consiste à souhaiter les vœux de nouvel an chaque fois que grâce leur est faite de voir la nouvelle année. Le mot clé dans ces souhaits formés est  » libération « :

« En tout premier lieu, je réclame à l’ Éternel, la libération de notre Laurent Gbagbo, de notre Blé Goudé et de tous nos prisonniers détenus dans toutes les prisons de Côte d’Ivoire. En deuxième lieu, je réclame à l’ Éternel, le retour à la maison de tous nos exilés dispersés dans le monde entier », a indiqué Simone Gbagbo.

Après la libération, elle a fait mention du mot espoir : « Continuons d’espérer et comme un peuple uni, travaillons à la survenue d’une Côte d’Ivoire nouvelle, libérée et prospère à tous égards. Cela est possible ! C’est cela notre formidable destin. Que 2017 illumine nos espoirs (…) Certes, la nuit parait longue, mais le jour finira bien par se lever. La fin de la traversée du désert est proche. Les nuages au ciel annoncent la pluie ; et, sur la Côte d’Ivoire nouvelle, la pluie va tomber drue et riche de toutes nos bénédictions divines », a conclu l’épouse de Laurent Gbagbo.

Par ailleurs nous apprenons de sources concordantes que le procès de Simone Gbagbo suspendu et qui devait reprendre ce mardi, a été reporté au 21 février prochain, pour permettre aux avocats commis d`office de « s’imprégner du dossier ».

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Côte d’Ivoire/Procès : Simone Gbagbo en route pour la liberté ?

Le procès de la première dame Simone Gbagbo ressemble en ce moment à un espace où l’on va tenir des discours aporétiques et rentrer à la maison. Des discours sans aucune conclusion définitive, mais qui ne font que relancer le débat et faire tourner en rond l’auditoire national.

Procès de Simone Gbagbo, faut-il croire en sa liberté ?

Depuis sept mois bien sonnés, Simone Gbagbo est en procès.  Les Assises qui se tiennent à Abidjan commencent réellement à lasser même les acteurs du procès et à agacer l’opinion nationale.On tourne et on tourne en rond : les voix des témoins, les mots des juges, l’esprit des avocats, le combat politique naturel de Simone Ehivet Gbagbo qui, en même temps veut tout voir, entendre et tout comprendre.

Sept mois de procès aux assises d’Abidjan, et l’opinion nationale se trouve dans un paradoxe : les procès aux assises d’Abidjan , sont-ils sur commande judiciaire? Le soupçon reste comme une tache sur la présence de Simone Ehivet Gbagbo, avec le statut d’inculpée de crimes contre l’humanité. Le visa de soupçon devient génétiquement complexe, quand l’accusée devient Mme Gbagbo.

Depuis 7 mois, nous sommes dans un débat politico-judiciaire : ou la politique se dresse contre ( et face à ) la justice. Dans le débat, les réponses et les questions portent des épines : qui va libérer Ehivet Simone Gbagbo ? La justice ou la politique ? Nombre d’arguments plaident, qu’en Afrique, la justice condamne, et la politique libère. À ces analyses de l’opinion africaine, il y a un exemple : en 1992, Laurent Gbagbo et ses compagnons du FPI condamnés par la justice… avaient été libérés 6 mois après par la politique. Et, cela est vrai, qu’en toutes condamnations éthiques judiciaires, c’est bien le politique déontologiquement « légitime » qui libère.

D’une certaine façon , n’est pas une libération par la justice qui grandira la Côte d’Ivoire et sa magistrature? Quel juge pour libérer Ehivet Simone Gbagbo ? Je me souviens toutefois des prisonniers politiques ivoiriens dès les premières années de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, incarcérés à Yamoussoukro… libérés quelques mois plus tard.

Question : qui de la justice et du politique libérera Simone Ehivet épouse Laurent Gbagbo ? Dans le cas de Ehivet Simone Gbagbo, on ne sait pas si c’est la justice qui libérera l’ancienne première dame, ou si c’est le chef suprême de la magistrature qui accomplira le geste de la libération..

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Côte d’Ivoire : Affaire Kieffer, le juge d’instruction menacé depuis Abidjan

L’affaire Kieffer est loin d’avoir livré tous ses secrets. Le juge d’instruction français qui devait se rendre à Abidjan pour des enquêtes décisives a reçu de multiples menaces. L’avocat de la partie civile interpelle donc les autorités ivoiriennes pour garantir la sécurité du magistrat français.

L’affaire Kieffer pourrait-elle éclabousser le régime Ouattara ?

La disparition de Guy-André Kieffer à Abidjan en 2004 continue de trainer tout son caractère énigmatique. Après avoir accusé le régime Gbagbo d’obstruction à la justice, c’est maintenant le régime Ouattara qui est pointé du doigt. En effet, le nouveau juge d’instruction français, Cyril Paquaux, doit se rendre à Abidjan pour interroger un témoin clé qui affirme, de façon péremptoire, que le journaliste franco-canadien serait enterré dans le sous-sol d’une habitation au sud de la capitale ivoirienne. Mais plutôt que d’exécuter la commission rogatoire internationale, les autorités ivoiriennes ont exigé le déplacement du juge français. Qu’à cela ne tienne, le juge Paquaux a par ailleurs reçu de multiples menaces par presse interposée en provenance d’Abidjan.

Ainsi que le révèle Me Alexis Gublin, l’avocat de la famille Kieffer : « Le juge d’instruction français Paquaux enquête sur des faits qui peuvent être éventuellement reprochés ou imputés à des Ivoiriens. Ce qui a donné lieu en début d’année 2016 à un certain nombre de menaces en Côte d’Ivoire. Menaces sur lesquelles, en notre connaissance, les autorités ivoiriennes n’ont strictement rien fait. » Puis, il ajoute : « Donc, il est évident que le déplacement du juge Paquaux ne peut se faire que si les autorités ivoiriennes nous garantissent une coopération. Mais j’ai envie de dire par principe qu’on veut faire croire que c’est leur position actuelle. (Nous voudrions que les autorités ivoiriennes nous garantissent que la sécurité du juge d’instruction sera totalement assurée durant son déplacement en Côte d’Ivoire. »

Affaire Kieffer, la pression change de camp

Cette interpellation de l’avocat de la partie civile en dit véritablement long sur la volonté du régime Ouattara de coopérer. Et pourtant, le ministre Ally Coulibaly martelait dès leur accession au pouvoir : « Personne ne sera protégé. » Avant d’ajouter : « Cette affaire a longtemps connu des obstructions dans la manifestation de la vérité. À un moment donné, les auteurs de l’enlèvement de Guy-André Kieffer ont bénéficié d’une protection. Cette situation est terminée, la justice passera. »

Mais en dépit de cette profession de foi, aucune action concrète n’est menée pour aider à faire éclater la vérité. C’est à croire que les nouvelles autorités voudraient couvrir le véritable meurtrier de Kieffer et continuer à accuser l’ex-président Gbagbo et ses proches. C’est donc pour éviter d’être continuellement pris pour cible que Simone Gbagbo a appelé à la manifestation de la vérité.  « On m’accuse, on me salit () Que l’enquête concernant cette affaire aille à son terme. Il faut qu’on sache qui était Kieffer, je suis intéressée de le savoir. Je ne le connais pas et n’avais jamais entendu parler de lui. » Ainsi s’était exprimée l’ex-première dame au cours de son procès en Assises.

Sera-t-elle effectivement entendue et la vérité pourra-t-elle éclater un jour ? Qui vivra verra.

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo à la barre avec des avocats commis d’office

Le procès de Simone Gbagbo reprendra dès le 10 janvier 2017 avec trois avocats à lui commis d’office. Après les multiples incidents de procédure qui ont plombé ce procès, l’ex-première dame se voit infliger une autre défense. D’aucuns crient d’ores et déjà à une parodie de justice.

Simone Gbagbo comme un gibier de potence ?

Après les multiples suspensions, le procès de l’ex-première dame ivoirienne pourrait suivre désormais son cours normal. C’est du moins ce qui ressort de la nouvelle évolution de la procédure en la matière. En effet, le bâtonnier vient d’annoncer qu’il a pu trouver trois avocats pour défendre Simone Gbagbo : « Conformément à la loi, nous avons commis trois avocats dont deux sont ici présents pour assister l’accusé. Il s’agit de maîtres Louis Menthenon, Amani Kouamé, Viera Aka Patrick Georges. » Ces avocats viendront donc suppléer Me Rodrigue Dadjé et ses collègues qui avaient claqué la porte des Assises.

Aussi, le procureur général Aly Yéo ne pouvait que se réjouir de ce dénouement : « Je voudrais dire merci au Bâtonnier. Non seulement pour la médiation qu’il a entreprise depuis le début, pour tous les efforts qu’il n’a cessé de déployer. Je remercie Me Ablé d’avoir désigné ces trois avocats qui vont prendre la suite de ceux qui ont fait défection. » Après la résolution de cet incident, le procès de Mme Gbagbo pourrait donc reprendre comme souhaité par la cour. Ainsi que l’indique le juge Boiqui Kouadjo : « Ces avocats n’ayant pas eu le dossier de la procédure, nous renvoyons l’audience au 10 janvier 2017 . Et ce, afin de communiquer la procédure aux avocats. »

Au nom des avocats commis d’office, Me Amani Kouamé semble prendre son rôle très au sérieux : « Il est important de préciser que nous défendrons à l’injonction du Bâtonnier de l’ordre des avocats. Nous répondons favorablement à cette injonction en connaissance de ce qui a pu bien se passer antérieurement qui nous mène là. »

Le procès de Simone Gbagbo, une parodie de justice ?

Toutefois, cette solution n’est pas du tout appréciée par certains observateurs qui crient à une parodie de justice. Pour eux, il était préférable que la femme de Laurent Gbagbo soit défendue par les avocats qu’elle s’était librement choisie. Il convient de respecter les droits de la défense en faisant comparaitre les personnalités du régime cités, ajoutent-ils. Mais passer outre cette étape pour poursuivre ce procès contre vents et marées serait faire preuve de partialité.

Notons que la défense de Mme Gbogbo exigeait la comparution de Guillaume Soro, Jeannot Ahoussou-Kouadio, Philippe Mangou, Kassaraté Edouard, Brindou Mbia et autre baron du régime Ouattara en tant que témoins des faits. Mais visiblement, ces personnalités pourraient ne plus comparaître avec les nouvelles dispositions. Ce qui fait craindre un procès où la vérité risquerait de ne pas éclater au grand jour.

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Côte d’Ivoire : Le bâtonnier obtient le retour de Simone Gbagbo à la barre

Simone Gbagbo pourrait revenir au prétoire après le boycott observé par elle-même et ses avocats. C’est que le bâtonnier Luc Adjé serait en pleine négociation pour convaincre l’accusée et son conseil de poursuivre le procès.

Simone Gbagbo à la barre dès le 20 décembre ?

L’impasse observée à la Cour d’Assises au procès de Simone Gbagbo pourrait bientôt connaitre un dénouement heureux. En effet, le bâtonnier Luc Adjé s’est constitué médiateur dans ce bras de fer pour concilier les positions. Ainsi qu’il plaide auprès du juge : « Laissez-nous le temps de finaliser les négociations. J’ai pu obtenir le principe du retour des avocats. » À cette nouvelle, le juge-président de la Cour, Boiqui Kouadjo, a une fois de plus, reporté l’audience : « Nous renvoyons au mardi 20 décembre le procès ». L’un des avocats de la défense, Me Mathurin Dirabou, était présent lors des débats pour acter la décision.

Qu’à cela ne tienne ! Car le problème de fond pourrait toujours demeurer et ce procès pourrait aller de report en report si tel est que l’incident n’a pu trouver un dénouement. En fait, Me Rodrigue Dadjé, le principal avocat de l’ex-première dame demande la comparution de certaines personnalités du régime Ouattara. À savoir, Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion, Jeannot Kouadio-Ahoussou, ex-Premier ministre ou encore les généraux Philippe Mangou, Édouard Kassaraté et Brindou Mbia. Mais visiblement, aucune disposition ne serait prise pour que ces acteurs clés de la crise ivoirienne déposent.

Le énième retour de Mme Gbagbo et ses avocats au procès serait-il le signe annonciateur d’un accord entre les parties ? Ces personnalités ci-dessus citées ont-elles accepté de témoigner afin qu’éclate la vérité sur la réalité des faits ? Ou plutôt des avocats seraient-ils commis d’office à l’ancienne first lady ivoirienne pour la poursuite de son procès pour crime de guerre et crime contre l’humanité ? Tout compte fait, le bâtonnier principal Abbé Yao ne cesse d’insister : « Nous sommes obligés de chercher des solutions. Car le Barreau de Côte d’Ivoire s’attache au respect scrupuleux d’un procès équitable. »

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Côte d’Ivoire : cour d’Assises, plus d’avocats pour Simone Gbagbo ?

Le procès en Assises de Simone Gbagbo est de plus en plus en train de tomber dans une certaine impasse. Après le retrait de ses avocats, le bâtonnier peine à constituer une autre équipe de défense pour l’ex-première dame.

Le procès de Simone Gbagbo pourrait-il se poursuivre sans avocats ?

C’est à un véritable imbroglio que l’on assiste en ce moment à la cour d’Assises d’Abidjan. En effet, Me Rodrigue Dadjé et le collège d’avocats de la défense se sont retirés du procès au motif que la cour refuse de faire comparaitre les personnalités proches du régime, dont Guillaume Soro, qu’ils ont appelés à témoigner. De même, Simone Gbagbo a également décidé de ne pas se rendre à ce procès.

Ainsi, après plusieurs jours de suspension du procès, le procureur général Aly Yéo a voulu lui commettre des avocats d’office. Mais, le bâtonnier Abbé Yao peine, jusque-là, à trouver des avocats qui veuillent prendre le relai de la défense. Tel que l’a signifié Me Luc Adjé, le représentant du bâtonnier, au juge Boiqui Kouadjo ce mardi au procès : « Aucun avocat n’a voulu se prêter à cette commission d’office d’avocats. »

Toutefois, Me Adjé précise : « Nous sommes avancés dans les pourparlers et je pense que deux jours sont suffisants pour nous permettre d’apporter une solution adéquate à l’attente de la Cour. » Qu’à cela ne tienne. Car, certains avocats qui ont accepté de défendre Mme Gbagbo demandent un report de six mois pour mieux s’imprégner du dossier. Par contre, d’autres demandent une reprise immédiate du procès. Quoi qu’il en soit, l’ex-première dame n’a pour l’instant pas d’avocats pour la défendre à son procès. Face à tout ce mélimélo, le juge a encore suspendu le procès pour 48 heures. Le procès pourrait-il se poursuivre sans avocats et en l’absence de l’accusée ?

Notons que l’épouse de Laurent Gbagbo fait déjà l’objet d’une condamnation de 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’État. Elle est cette fois-ci poursuivie en Assises pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais visiblement, ce procès semble très loin de son épilogue. Et pourtant, son issue est très attendue.

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Côte d’Ivoire : Assises, le bâtonnier Abbé Yao désavoue le procureur

Le procès de Simone Gbagbo est en train de tomber dans une véritable impasse. Face au boycott des avocats de la défense, le procureur général veut lui commettre des avocats d’office. Cette idée ne trouve pas l’assentiment du bâtonnier Abbé Yao qui la désapprouve totalement.

Le bâtonnier Abbé Yao insiste pour le respect du droit de la défense

Une véritable bataille de procédure a lieu en ce moment au procès de Mme Gbagbo en Assises. En effet, les avocats de l’ex-première ont cité certains barons du régime Ouattara en tant que témoins des faits. Mais face à l’incertitude de leur comparution, Me Rodrigue Dadjé et le collège d’avocats ont claqué la porte de la cour. Leur cliente, Simone Gbagbo refuse également de se présenter à son procès. Le procureur général a alors décidé de passer outre leur volte-face en enjoignant au bâtonnier de constituer une nouvelle équipe. Solution que semble également soutenir le juge Boiqui Kouadjo, président de la cour d’Assises.

Mais le bâtonnier Abbé Yao ne semble pas manger de ce pain. Pour lui, tout accusé a droit à un procès équitable. Et donc la cour devrait tout mettre en oeuvre pour une bonne administration de la justice. Ainsi, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Côte d’Ivoire ne voulait nullement transiger sur ce principe fondamental de droit en matière pénale. Il tente donc de donner ses motivations : « L’Article 274 dispose que l’accusé est invité à choisir un conseil pour l’assister dans sa défense. Si l’accusé ne choisit pas son conseil, le Président ou son remplaçant lui en désigne un d’office. Cette désignation est non avenue si, par la suite, l’accusé choisit un conseil. »

En l’espèce, Simone Gbagbo et sa défense demandent le renvoi de l’audience afin de trouver une suite heureuse à leur requête. Et vouloir en disposer autrement serait enfreindre les règles élémentaires en la matière. Surtout que la justice ivoirienne est actuellement qualifiée de justice de vainqueurs par certains observateurs. Ce à quoi le bâtonnier voudrait trouver une panacée : « Nous sommes obligés de chercher des solutions, parce que le Barreau de Côte d’Ivoire s’attache au respect scrupuleux d’un procès équitable. » Suite à son observation, le Juge a renvoyé l’audience au 6 décembre prochain.

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Procès Simone Gbagbo, Guillaume Soro et Ahoussou Kouadio en comparution bientôt !

L’épouse de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Mme Simone Gbagbo, comparait depuis mai pour supposés « crimes contre l’humanité ». Guillaume Soro et Ahoussou Kouadio que réclamaient à la barre ses avocats maîtres Habiba Touré et Rodrigue Dadjé devraient comparaitre prochainement.

Guillaume Soro et Ahoussou Kouadio vont passer à la barre…

Le procès de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Mme Simone Gbagbo, a repris ce lundi 28 novembre 2016. Une nouvelle fois, les avocats de la « dame de fer d’Abidjan » se sont présentés sans leur cliente, qui boycotte les séances depuis le refus du juge de faire comparaitre M. Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale) et M. Ahoussou Kouadio (ex-Premier ministre), les témoins clés exigés par sa défense.

Le procureur général, Ali Yéo a finalement accepté d’introduire des demandes de comparution auprès des deux témoins cités à la barre par la défense. Il a cependant précisé que la procédure pourrait prendre du temps, ce qui peut avoir pour conséquence de faire trainer encore plus le procès. Faux, lui ont répondu les avocats de Mme Simone Gbagbo. « Pas du tout, cela peut aller très vite », affirment les représentants de l’ancienne Première Dame par la voix de maître Dadjé.

L’épouse de Laurent Gbagbo, lui-même incarcéré à La Haye par la La Cour pénale internationale (CPI), devrait revenir devant le juge ce mardi 29 novembre, maintenant que le procureur général Ali Yéo a accédé à la demande de ses avocats. Ces derniers estimaient que « les droits de la défense étaient bafoués.»

Mme Simone Gbagbo fait plier le juge sur les comparutions de Guillaume Soro et Ahoussou Kouadio

La femme politique et professeur de littérature est poursuivie par la justice du régime au pouvoir à Abidjan pour supposés « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » lors de la crise postélectorale de 2010. Suite à des contestations des résultats du deuxième tour des élections présidentielles, le président Gbagbo réclamait que soient recomptées les voix. Il soupçonnait alors le camp Ouattara de tricherie en complicité avec les rebelles dirigés par son ancien bras droit Soro Guillaume. Ce dernier avait refusé cette solution avant de lancer ses alliés OnuciForces françaises de l’opération Licorne et les rebelles aux trousses de l’ancien régime.

Depuis la chute de celui-ci, ses anciens dignitaires sont traqués par la justice ivoirienne. Simone Gbagbo (67 ans) a déjà été condamnée et est de nouveau poursuivie devant la Cour d’assises d’Abidjan pour cette autre accusation. Ces procès contre le camp Gbagbo bloquent bien évidemment le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire.

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