Côte d’Ivoire : mandat d’arrêt international contre Soro, Abidjan fait la leçon à Ouaga

Abidjan est très remonté contre Ouagadougou en ce moment à la suite du mandat d’arrêt international lancé par la justice burkinabè et qui vise Guillaume Soro. Dans un communiqué émanant de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire daté du 18 janvier 2016 et publié sur sa page Facebook officielle, les autorités ivoiriennes s’insurgent contre le procédé utilisé.

Abidjan invite Ouaga à faire preuve de diplomatie

Abidjan n’apprécie guère l’attitude des autorités burkinabè. A l’origine de ces frictions, il ressort que le 15 janvier denier, le Burkina Faso a lancé un mandat d’arrêt international contre le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro. La justice de ce pays le soupçonne d’être impliqué dans le coup d’Etat manqué de septembre dernier. Le chef du Parlement ivoirien aurait financé les activités de l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) qui a commandité le coup sur le terrain. Ouagadougou tient pour preuve la bande-son publiée sur internet par le journaliste d’investigation franco-camerounais, Théophile Kouamouo.

Abidjan exprime sa stupéfaction devant cette affaire et estime qu’il y a une violation des fondamentaux de la diplomatie qui doit guider les relations entre Etats : « La Présidence de la République de Côte d’Ivoire s’étonne que ce document, qui vise le Président de la deuxième Institution de la République de Côte d’Ivoire, ait été émis au mépris des règles et des us et coutumes en la matière. »

La Côte d’Ivoire préconise que cette question soit réglée par la voie diplomatique pour éviter que les liens d’amitié historiques entre les deux pays soient ébranlés : « Au regard des liens séculaires d’amitié et de fraternité qui unissent nos deux pays et nos deux peuples, la République de Côte d’Ivoire, tient à réaffirmer sa ferme volonté de régler cette question par la voie diplomatique dans le respect des accords qui nous lient, afin d’éviter tout différend entre nos deux États. »

Notons que depuis le début de la crise latente entre les deux nations consécutive à la prétendue implication des Ivoiriens dans le putsch manqué au Faso, c’est la première fois que la Côte d’Ivoire publie officiellement un communiqué pour venir en aide à Soro. Présent à la cérémonie d’investiture du chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, le Président Alassane Ouattara aurait tenté un rapprochement entre son homologue et lui afin de taire les rancoeurs.

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Côte d’Ivoire : Coup de fil au Burkina Faso, Soro enfoncé par Franklin Nyamsi ?

Invité par la chaîne de télévision en ligne EventNewsTV, Franklin Nyamsi s’est prononcé sur la prétendue conversation téléphonique entre le Président du Parlement ivoirien Guillaume Soro et Djibril Bassolé. Le Conseiller spécial de Soro a dénoncé l’acte de Théophile Kouamouo qu’il qualifie de terroriste et de pyromane de l’information.

Franklin Nyamsi accuse Théophile Kouamouo et le FPI

Interrogé par Jean-Paul Oro, Franklin Nyamsi est revenu sur les faits qui sont reprochés à Guillaume Soro via une bande-son mise en ligne par Théophile Kouamouo et qui défraient la chronique. Le Conseiller de Guillaume Soro a d’entrée de jeu mis en cause Théophile Kouamouo pour ses méthodes de travail qui sont assimilables à celles d’un voyou et qu’il juge contraires à l’éthique et la déontologie du métier de journaliste. Selon lui, Théophile Kouamouo est un terroriste et un pyromane de l’information, un pigeon.

Franklin Nyamsi reconnaît que la conversation téléphonique entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères sous l’ère Blaise Compaoré, a bel et bien eu lieu sauf que celle qui circule sur Internet n’est pas la version originale. La version originale de cette conversation, dit-il, dure entre une minute trente secondes et quatre minutes. Franklin Nyamsi pointe du doigt le journaliste d’investigation camerounais d’avoir traficoté un échange à l’origine privée entre les deux hommes en publiant une autre version qui dure elle plus de seize minutes et trente-deux secondes.

Par ailleurs, Franklin Nyamsi estime que le Front Populaire Ivoirien (FPI) n’est pas étranger à cette affaire, car il en est le bénéficiaire et souhaite en profiter pour ouvrir une enquête sur la mort du ministre Désiré Tagro. Se fondant sur un communiqué officiel publié par le FPI et signé de Firmin Krékré, il s’étonne du fait que le parti de l’ex-chef de l’État ivoirien Laurent Gbagbo soutienne l’acte de Théophile Kouamouo sans même chercher à puiser dans le fond et savoir si cette bande-son est authentifiée.

Le porte-voix de Guillaume Soro a annoncé qu’un Conseil d’Avocats a été constitué et devrait porter plainte contre les auteurs de cet acte pour violation et manipulation de conversation privée. Selon ses propres termes, « Théophile Kouamouo et ses complices seront pris à la gorge ».

Cependant, Franklin Nyamsi dit qu’il n’y a rien d’aberrant dans le fait que Guillaume Soro passe un coup de fil à Djibril Bassolé, comme il l’a fait à plusieurs reprises déjà avec Roch Marc Christian Kaboré, Zéphirin Diabré ou encore le Premier ministre burkinabè Isaac Zida. Soro connait toute la classe politique burkinabè, poursuit-il. Il juge qu’il n’existe plus de démocratie au Burkina Faso depuis que l’ordre constitutionnel a été bouleversé le 30 octobre 2014 et qui a abouti au départ de Blaise Compaoré sur un coup d’État orchestré par une partie de l’armée, de l’opposition et de la société civile. Franklin Nyamsi déclare qu’il n’ y a jamais eu de révolution au Burkina Faso. C’est plutôt un coup d’État qui aurait chassé Compaoré du pouvoir.

Aussi, pour le Conseiller de Soro, cette pseudo-révolution a été menée par Roch Marc Christian Kaboré et Zéphirin Diabré qui ont manipulé le peuple à leur guise pour assouvir leurs désirs personnels. Franklin Nyamsi dénonce l’attitude de la France qui a fait « deux poids, deux mesures » en combattant Blaise Compaoré pendant qu’elle soutient Sassou-Nguesso qui briguera un troisième mandat en 2016 du côté du Congo-Brazzaville. Il salue le patriotisme du Président Compaoré qui aurait pu se maintenir au pouvoir en usant de la force mais qui a refusé de le faire pour éviter un bain de sang.

À propos de l’affaire Michel Gbagbo (du nom du fils de Laurent Gbagbo qui a déposé plainte contre Soro pour kidnaping), Franklin Nyamsi reprend la déclaration de Guillaume Soro qui dit n’avoir reçu aucune convocation de la Juge française Sabine Khéris. Il explique cette réaction par le fait que la Juge Khéris n’a pas respecté les formes légales pour l’envoi de cette convocation qui devrait obéir à la procédure suivante : saisir d’abord le ministère des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire avant d’adresser au ministère de la Justice et aux autorités judiciaires ivoiriennes la convocation destinée à Soro Guillaume après qu’une commission rogatoire ait statué sur la question.

En s’en prenant aux nouvelles autorités du Burkina, à la révolution… Franklin Nyamsi n’enfonce-t-il pas Soro Guillaume avec ses déclarations ?

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Côte d’Ivoire : Ouattara peut-il encore garder Guillaume Soro dans son cercle ?

Guillaume Soro fait les choux gras de la presse. Cela devrait continuer tant que la lumière n’aura pas été faite sur sa prétendue conversation téléphonique avec Djibril Bassolé en rapport avec le putsch manqué au Burkina Faso qui circule sur internet. Ce scandale pourrait porter un coup d’arrêt à la relation entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara.

Guillaume Soro, un collaborateur trop gênant pour Alassane Ouattara ?

Guillaume Soro est dans l’impasse depuis la diffusion d’une bande-son sur internet. C’est le buzz autour de cette affaire. Le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire serait l’une des personnes qu’on entend parler sur cet enregistrement avec un interlocuteur qui est présenté comme étant Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Blaise Compaoré.

À la lumière des évènements, le régime d’Abidjan est conscient qu’une attaque contre Guillaume Soro le vise ou le touche directement, à commencer par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara qui est en étroite collaboration avec l’accusé. Cela soulève inéluctablement une interrogation : Guillaume Soro est-il devenu trop gênant pour Alassane Ouattara ?

Dès son accession à la magistrature suprême, Alassane Ouattara a reconduit Guillaume Soro au poste de Premier ministre. Il faut rappeler que les deux hommes étaient retranchés ensemble à l’hôtel du Golf (grand hôtel de la capitale ivoirienne) lors de la crise post-électorale de 2010. Quelques années plus tard, Guillaume Soro quitte la Primature pour se retrouver au perchoir. À la tête de l’Assemblée nationale, « le jeune loup aux dents longues » de l’arène politique ivoirienne devient le numéro 2 du régime et le dauphin constitutionnel d’Alassane Ouattara.

En prélude à l’élection présidentielle du 25 octobre dernier, Guillaume Soro est nommé président du Conseil politique du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (coalition de partis politiques au pouvoir depuis 2010). C’est dire les liens étroits qui lient les deux hommes.

Dans le document audio en question, on entend l’homme qui passe pour Soro Guillaume affirmer avoir été déconseillé par le chef de l’État ivoirien de se mêler de ce qui se passe au Burkina Faso. Seulement, quelques minutes plus tard, cette même personne transgresse les injonctions de l’homme fort d’Abidjan pour se muer en chef de guerre qui donne des instructions sur la conduite des opérations de déstabilisation des autorités du pays des hommes intègres.

Guillaume Soro déjà lâché par les ouattaristes ?

Face à une communauté internationale de plus en plus friande de dirigeants « blancs comme neige », Alassane Ouattara pour sauver sa face, pourrait être tenté de se défaire de ses collaborateurs devenus trop encombrants au fil du temps et des scandales. Alors qu’il se bat pour donner à son équipe une image beaucoup plus en adéquation avec les exigences de la démocratie, l’écart de conduite de Guillaume Soro et de ces ex-Com’zones parachutés à la tête d’institutions de la République désorganise l’action du premier des ivoiriens.

Habituellement prompte à protéger tous les proches collaborateurs d’Alassane Ouattara, le quotidien Le Patriote, affiche aujourd’hui une certaine distance avec Soro dans cette affaire de la conversation téléphonique, signe non négligeable de l’entrée en délicatesse de ce dernier avec tout le reste du clan.

Vers la fin du « Che Bogota » (le surnom attribué à Soro) ? Guillaume Soro qui a assumé la rébellion armée qui a facilité l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara se laissera-t-il dégommer aussi facilement ? La question reste posée.

Pour se défendre, Guillaume Soro a posté sur Twitter « Je savais que ça allait être dur! Mais je ne savais pas qu’on irait si loin! Grossier! #Fake #gks », clairement trop léger pour se disculper aussi facilement dans  une affaire d’une telle gravité. Des sites proches du PAN l’enfoncent un peu plus en publiant une conversation peu crédible supposée de son échange avec Bassolé. Celle-ci dure quelques minutes et ressemble étrangement à un dossier monté à la va-vite pour casser l’action de celle plus longue qui a circulé en premier. Et des médias qui semblent désireux de s’attirer les faveurs de Soro ne trouvent pas plus solide pour convaincre, ils évoquent un coup monté par des pro-Gbagbo pour liquider le PAN.

Selon vous, Alassane Ouattara est-il en mesure de se séparer de Guillaume Soro ?

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Côte d’Ivoire – Burkina : fuite audio du coup de fil de Guillaume Soro, son camp réplique

Guillaume Soro est au centre d’une polémique. La diffusion sur internet d’une bande-son qui correspondrait à une conversation téléphonique qu’il aurait eu avec Djibril Bassolé peu de temps avant le coup d’Etat manqué au Burkina Faso est à l’origine de ce ballet médiatique. Le camp du Président de l’Assemblée nationale ivoirienne a aussitôt répliqué.

Le camp de Guillaume Soro crie au complot

Le camp de Guillaume Soro estime que cette bande-son diffusée sur internet par Théophile Kouamouo, journaliste d’investigation de son état, n’est pas crédible et vise tout simplement à ternir l’image du chef du Parlement ivoirien. C’est le Professeur Franklin Nyamsi qui s’est fait le porte voix de l’intéressé en publiant une déclaration intitulée « Sept bonnes raisons de jeter à la poubelle les prétendues écoutes téléphoniques du délirant et haineux Théophile Kouamouo » sur son compte Facebook. Cette publication a été relayée également sur le site web officiel de Guillaume Soro.

Franklin Nyamsi, pédagogue camerounais et fervent partisan de Guillaume Soro, remet en cause la crédibilité de la bande-son diffusée par son compatriote Théophile Kouamouo : « Ces prétendues écoutes téléphoniques prêtent aux deux personnages supposés s’y exprimer, des paroles qu’aucun haut responsable politique de leur envergure n’oserait prononcer au téléphone. » Selon lui, c’est un fait à mettre à l’actif du régime de Laurent Gbagbo et des autorités de la Transition au Burkina Faso.

Abordant le parcours de Guillaume Soro, Franklin Nyamsi ne tarit pas d’éloge pour celui qui est surnommé « le Che Bogota » (référence date aux années passées par le chef du Parlement ivoirien au sein de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire) va même plus loin quand il affirme : « Quand le Che Bogota, le Guillaume Kigbafori Soro que je connais mène une opération stratégique, il y a peu d’hommes sur la terre qui peuvent en retracer l’itinéraire. Et pour rien au monde, un homme de son statut ne se risquerait dans une aventure aussi foireuse que confuse! »

En attendant que les autorités burkinabè se saisissent véritablement du dossier, quelle analyse faites-vous à l’écoute de cette bande-son qui incrimine Guillaume Soro ?

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Burkina Faso : Guillaume Soro cuit ? Fuite audio de son coup de fil à Djibril Bassolé

Guillaume Soro est soupçonné depuis le début d’être impliqué dans le coup d’État manqué de septembre dernier au Burkina Faso. Une bande-son supposée de son échange téléphonique avec Djibril Bassolé circule sur internet. L’étau pourrait se resserrer davantage autour de Guillaume Soro. Théophile Kouamouo, journaliste d’investigation, vient de publier l’enregistrement qui met en cause le chef du Parlement ivoirien dans la tentative de Coup d’État au Burkina Faso.

Guillaume Soro donne des instructions fermes à Djibril Bassolé

Guillaume Soro s’est entretenu avec Djibril Bassolé sur l’exécution du coup d’État au Burkina Faso, d’après ce document. Le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire aurait d’abord demandé à Djibril Bassolé de remobiliser les troupes en ajoutant entre 15 000 et 20 000 francs CFA sur les salaires des militaires devant participer à l’opération. Ensuite, le chef du législatif ivoirien se serait attelé à donner la méthode d’attaque qui se résumerait comme suit : frapper une ville qui se situe totalement à des centaines de kilomètres de Ouagadougou (la capitale du pays) en prenant d’assaut soit un commissariat, soit une brigade de gendarmerie. Ce qui obligerait enfin l’armée regroupée autour de la capitale à se dépêcher sur les lieux pour intervenir. Dans cet élan, il s’agirait de frapper une autre ville au même moment.

Une situation qui aurait pour conséquence immédiate de désorganiser l’armée. celui qui est présenté comme étant Guillaume Soro explique à Djibril Bassolé que ce serait le moment idéal pour que les éléments du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) présents au camp de Pô sortent pour frapper. Une tâche aisée quand on sait que l’armée régulière est désorganisée et prise de panique. Le RSP aura la lourde tâche de frapper des cibles fortes telle que la Primature dont le locataire n’est autre que Isaac Zida.

Guillaume Soro annonce aussi la mise en place d’une campagne de communication poussée pour dire aux gens que la situation se dégrade au Burkina faso. Avec le vent de panique qui soufflerait sur le pays et l’impuissance de l’armée burkinabè, le Président Michel Kafando n’aurait d’autre choix que de s’enfuir.

A Djibril Bassolé, Guillaume Soro fait d’étonnantes révélations. le locataire de l’Assemblée nationale ivoirienne assure travailler en étroite collaboration avec Birahima Téné Ouattara, le frère cadet du Président ivoirien Alassane Ouattara. Il cite également Pierre Fakhoury mais cette fois dans le cadre d’une autre affaire. L’architecte ivoire-libanais aurait proposé à Roch Marc Christian Kaboré de financer sa campagne électorale.

L’objectif final de toute cette opération était de voir reporter le scrutin présidentiel du 11 octobre au Burkina Faso et mettre la Transition burkinabè face à une réalité criarde : passée la date du 11 octobre, la Transition aurait perdu sa légalité vu qu’elle était là pour dix mois dans le but d’organiser les élections. Les putschistes demanderaient à ce que soit mis en place une nouvelle Transition pour gérer les affaires courantes.

Guillaume Soro aurait par la même occasion confié à Djibril Bassolé qu’il souhaitait mettre à prix les têtes de Salif Diallo, ancien bras droit de Blaise Compaoré et Cheriff Sy, le Président du Comité National de Transition (CNT) qu’il juge gênants. Guillaume Soro les compare à Désiré Tagro, l’ancien ministre de l’intérieur de Laurent Gbagbo assassiné durant la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire et IB du nom d’un ancien frère d’armes de Guillaume Soro qui a fait dissidence par la suite et qui a été également tué.

Guillaume Soro, pour rassurer Djibril Bassolé, entendait lui transférer une forte somme d’argent quarante-huit heures après leur entretien.

Posté par Théophile Kouamouo le jeudi 12 novembre 2015 sur Soundcloud.comNB : Afrique sur 7 nest ni responsable de ce contenu audio ni à son origine. Pour toutes demandes de son utilisation, merci de vous adresser à son auteur.

Quel regard portez-vous sur cette révélation fracassante de Théophile Kouamouo qui incrimine Guillaume Soro et Djibril Bassolé ?

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