Bénin : L’affaire Ajavon, trafic de drogue ou manoeuvres politiciennes ?

Sébastien Germain Ajavon est écroué à la brigade de gendarmerie de Cotonou depuis le vendredi dernier. Cette arrestation fait suite à la découverte de 18kg de cocaïne dans les importations de sa société, Cajaf Comon. En attendant les résultats des enquêtes, certains évoquent un coup monté quand d’autres soupçonnent véritablement l’homme d’affaires béninois.

Sébastien Ajavon, dealer ou victime d’un coup ?

L’affaire de trafic de drogue dans laquelle est cité Sébastien Ajavon continue de défrayer la chronique au Bénin. En effet, une importante qualité de drogue d’une valeur de 9 milliards de FCFA a été saisie dans l’un des containers contenant les produits agroalimentaires destinés à la société du richissime homme d’affaires béninois. Ainsi, dès l’éclatement de cette affaire, le candidat malheureux à la dernière présidentielle a été placé en détention avec trois de ses collaborateurs. En dépit des protestations de ses avocats, c’est ce lundi que le Roi du poulet sera situé sur son sort. Selon Me Alain Orounla, l’un de ses conseils : « Aucune charge matérielle n’est retenue contre lui. Il bénéficie de la présomption d’innocence. » Aussi, une commission d’enquête serait d’ores et déjà mise sur pied pour élucider cette affaire encore ombragée.

Mais à en croire ses partisans, leur leader aurait été arrêté sur instruction du président Patrice Talon. Pour eux, Ajavon est victime d’un complot orchestré par les actuels tenants du pouvoir pour éliminer leur adversaire politique. Opinion fortement soutenue par l’intéressé lui-même qui s’étonne du fait que les douaniers aient ouvert avec une précision déconcertante, le seul container parmi tant d’autres, qui contenait le produit prohibé. Par contre, d’autres personnes croient effectivement que Sébastien Ajavon serait responsable dans cette affaire de trafic. Avant d’ajouter qu’il est temps que ceux qui se sont enrichis illicitement soient mis hors d’état de nuire.

Quoi qu’il en soit, l’affaire suit son cours et tous les regards sont tournés vers les autorités judiciaires. Il leur appartient donc d’élucider cette affaire rocambolesque afin d’éclairer la lanterne de l’opinion publique.

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Traqués sous d’autres cieux, l’Afrique fait rêver les narcotrafiquants malheureusement

Les narcotrafiquants ont fait de l’Afrique la nouvelle plaque tournante de leur trafic. C’est du moins ce qui ressort du rapport au titre de l’année 2015 de l’OICS publié ce mercredi 2 mars. Dans ce document long de plusieurs pages, de nombreux pays africains sont cités et qualifiés de portes d’entrée, de transit ou même font office de laboratoires de fabrication de ces substances illicites. incb.org a reçu copie de ce rapport.

Les narcotrafiquants ont pignon sur rue en Afrique.

Les narcotrafiquants ont transformé l’Afrique en un supermarché à ciel ouvert spécialement dédié au trafic de stupéfiants. En effet, le rapport de l’année 2015 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) publié ce mercredi est très formel sur ce point : « L’Afrique demeure l’une des principales zones de transit du trafic de drogues. L’ouest du continent est régulièrement utilisé par les trafiquants pour passer de la cocaïne et d’autres drogues en contrebande vers l’Europe. L’Afrique de l’Est sert de plus en plus de plaque tournante pour le trafic d’héroïne afghane à destination de l’Europe… »

Le constat est à la fois triste et alarmant. Que ce soit la cocaïne, l’héroïne, la marijuana, le cannabis, le chanvre indien ou toute autre drogue de synthèse, la quasi-totalité des pays du continent constitue de véritables terreaux fertiles pour la prospérité de ce trafic illicite. Parfois utilisés comme portes d’entrée (la Guinée-Bissau, la Gambie ou le nord du Mali), zones de transit (Sénégal, Tanzanie, Kenya ou Egypte) ou même laboratoires de fabrication (Nigeria, Côte d’Ivoire et Guinée), ces Etats doivent composer dorénavant avec ce business plus que rentable.

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Sénégal : des narcotrafiquants neutralisés, la police en état d’alerte

Des narcotrafiquants ont été interpellés à Pikine par la police sénégalaise. Ils étaient en possession d’une grande quantité de drogue (environ 100 kg de chanvre indien). L’OCRTIS, la brigade chargée de les traquer, fait mains et pieds pour enrayer ce fléau et mettre ces personnes hors d’état de nuire, nous rapporte aDakar.com.

Des narcotrafiquants arrêtés pour détention de chanvre indien

Les narcotrafiquants n’ont plus de répit depuis la mise sur pied de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS). En effet, cette brigade multiplie les actions pour venir à bout des narcotrafiquants. L’OCRTIS a mis le grappin sur deux individus vendredi dernier. C’était à quelques encablures de Dakar, à Pikine précisément. Elle les a donc mis à la disposition du parquet pour donner une suite judiciaire à cette affaire.

Ce coup de filet a été rendu possible grâce à un « renseignement anonyme faisant état d’un intense trafic de chanvre indien ». L’OCRTIS a engagé  » une longue filature depuis les Maristes jusqu’à la devanture de leur domicile sis à Pikine, à la rue 10, où devait s’effectuer la livraison de la drogue ». La police a donc saisi, après perquisition, deux sacs ainsi que deux téléphones portables, la somme de 200.000 FCFA et le véhicule des délinquants. L’OCRTIS a aussi appréhendé le 10 novembre dernier l’animatrice radio et TV Aida Patra pour détention de chanvre indien.

A votre avis, le Sénégal peut-il mettre fin définitivement au trafic de drogue ?

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