RDC : un accord bientôt bouclé par la Cenco. Plus de 3e mandat pour Kabila…

La crise politique qui secoue la RDC est en passe de trouver une résolution définitive. Sous l’égide du clergé congolais, les principaux leaders politiques pourraient signer sous peu, un accord plus consensuel. Une transition politique et la renonciation à un troisième mandat de Kabila pourraient en être les points saillants.

Quand la Cenco ramène Kabila à la raison…

La médiation initiée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) est en train de porter ses fruits. Face au blocage des négociations et à la radicalisation des positions antagonistes entre les acteurs politiques congolais, faisant craindre une montée de la violence, le clergé est monté au créneau. Ainsi, une fumée blanche pourrait sortir de leur conclave. Car, à en croire un haut dignitaire de la Cenco : « On va boucler cette nuit. » Avant d’ajouter : « L’accord doit être signé demain (aujourd’hui vendredi, NDLR), les évêques devant être dans leurs diocèses au plus tard samedi. » Le camp présidentiel conduit par Joseph Kabila, le Rassemblement dirigé par Étienne Tshisékédi et l’autre coalition de l’opposition tendance Vital Kamerhe ont donc décidé de taire leurs divergences pour l’intérêt supérieur de la nation.

Aussi, de sources bien introduites, cet accord qui sera bientôt finalisé comporte des points essentiels. Il y’a entre autres une transition politique au terme de laquelle une élection présidentielle va être organisée. Mais à cette élection qui se tiendra fin 2017, le président Kabila ne sera pas autorisé à y participer. De même, il lui est interdit d’amender la Constitution pour se présenter pour un troisième mandat, la pomme de discorde. Un comité de suivi sera mis sur pied afin d’imposer le respect de l’accord aux parties signataires.

Dans la même foulée, le nouveau Premier ministre, Samy Badibanga, a été investi pour conduire l’action gouvernementale. Ce gouvernement de transition comporte soixante-sept membres, mais il pourrait être remanié pour être encore plus inclusif. Aussi, le chef du gouvernement s’est-il engagé à oeuvrer pour la croissance et la redistribution des richesses du pays. D’aucuns espèrent donc que cet accord sera cette fois-ci respecté par toutes les parties pour préserver ce pays d’un chaos.

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Côte d’Ivoire: l’artiste-chanteur Tiken Jah Facoly prévient les gouvernants de la séduction d’un troisième mandat

L’artiste-chanteur ivoirien, Tiken Jah Facoly, a décidé comme une sentinelle d’avertir tous les Chefs d’Etat qui, au lieu de s’en tenir aux deux mandats qu’ordonnent leurs Constitutions respectives, cherchent vaille que vaille à briguer un troisième mandat au nom de la volonté de demeurer au pouvoir.

Tiken Jah Facoly contre un éventuel troisième mandat de…

Tiken Jah Facoly a sorti son nouvel album « Troisième mandat » pour avertir les gouvernants africains des risques de violation des Constitutions qui, pour la plupart, exigent seulement deux mandats aux dirigeants. Dans l’interview récente accordée à BBC-Afrique, l’artiste reggae précisait ainsi sa pensée :  »
Le « troisième mandat », c’est ce qui est d’actualité politique en Afrique. Nous avons constaté dans différents pays du continent, le refus de certains chefs d’Etats de quitter le pouvoir après les deux mandats constitutionnels. C’est ce que j’appelle « troisième dose » « , disait-il en entame.

Désirant voir les dirigeants africains respecter les principes de la démocratie, Tiken Jah ajoute ceci : « Je n’apprécie pas du tout ce qui s’est passé au Burundi, au Congo Brazzaville ; Et comme ni personne, ni la communauté internationale n’a réagi, le Congolais Joseph Kabila en fait, autant. C’est ce qu’on appelle le glissement politique. Une stratégie qui retarde la démocratisation de l’Afrique « ,, a t-il précisé.

Pour l’artiste, l’homme n’est pas tout-puissant, par conséquent, les gouvernants doivent reconnaître leurs limites :  » Justement, oui ! Parce que certains chefs d’Etats d’Afrique se croient tout-puissants. Et, pensent que c’est Dieu qui les a mis au palais présidentiel. Et, leurs pays deviennent comme un royaume (…) Surtout notre génération. Il faut sortir le continent du « troisième mandat ». Parce que nous voulons des dirigeants africains qui veulent entrer dans l’histoire, par la grande porte « , désire t-il.

La Côte d’Ivoire, son pays, a été choisi par Tiken Jah pour présenter officiellement son nouvel album « Troisième mandat » : «  Il y aura un grand concert gratuit dans la ville d’Anyama situé à vingt kilomètres au Sud d’Abidjan, la capitale économique. Je serai ensuite dans les communes de Yopougon et d’Abobo toutes les deux du district d’Abidjan. J’ai choisi le mois de janvier 2017. Au cours de ces différents concerts gratuits, les C.D seront distribués à ceux qui feront le déplacement « , promet-il avec une grande générosité.

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Côte d’Ivoire : Contre les dirigeants africains, Tiken Jah sort sa « 3e dose »

L’artiste engagé Tiken Jah Fakoly ne cesse de fustiger les tares qui gangrènent la société africaine. Le reggaeman ivoirien va donc sortir un nouvel opus dans lequel il dénonce le troisième mandat des présidents africains.

Tiken Jah s’oppose au 3e mandat des chefs d’État africains

Tiken Jah Fakoly entend infliger sa « 3eme dose » à tous ces présidents africains qui veulent se maintenir au pouvoir. En effet, il est d’actualité que plusieurs dirigeants africains modifient la Constitution de leur pays pour se présenter indéfiniment. Ainsi, la star ivoirienne semble se révolter contre cette pratique anti-démocratique : « Je n’avais pas prévu un album cette année. Mais par rapport à ce qui se passe dans l’actualité, j’ai pensé à sortir cet EP. » Puis, il ajoute : « Vouloir se présenter au-delà de deux mandats ou s’éterniser au pouvoir est même un manque de respect vis-à-vis des gens de son propre parti politique. C’est comme si vous êtes le plus intelligent et le plus fort. À part vous, il n’y a pas d’autres personnes capables de gérer le pays ? »

Aussi, du Burundi en RD Congo en passant par le Tchad, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Rwanda et bien d’autres, les exemples des chefs d’État qui s’accrochent au pouvoir en Afrique sont légion. Et pourtant, il y a de jeunes cadres africains qui attendent également de se faire valoir au sommet de l’État. Mais la vieille classe politique ne cesse de leur faire ombrage, empêchant ainsi une réelle émergence de l’Afrique. C’est donc pour changer les mentalités et faire bouger les lignes que la reggae star ne cesse d’interpeller : « C’est important de laisser d’autres gens du parti, surtout les jeunes s’exprimer et exprimer leurs compétences. »

La sortie officielle de ce maxi-single de quatre titres est prévue pour le 7 janvier prochain. Il prévoit également un concert à Abidjan au cours duquel il entend mettre en garde tous ces leaders africains qui seraient tentés par un énième mandat. Comparaison n’est certes pas raison, mais la chancelière allemande Angela Merkel rempile pour un quatrième mandat, sans bruits discordants.

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