Gambie : Adama Barrow prolonge le mandat de la force Ecomig de 3 mois

La sécurité en Gambie est pour Adama Barrow une priorité absolue avec laquelle il ne faudrait pas badiner. Le président gambien a donc prorogé de trois mois, le mandat d’ECOMIG, la force de la CEDEAO déployée dans son pays.

Quand Adama Barrow s’attache à ECOMIG

Jusqu’à quand reviendra aux forces de défense et de sécurité gambiennes la sécurisation exclusive de leur pays ? Cette interrogation est d’autant plus opportune qu’Adama Barrow vient de renouveler de trois mois le mandat de la Force d’intervention militaire en Gambie (ECOMIG). En effet, la CEDEAO avait déployé ses troupes en Gambie pour contraindre Yahya Jammeh d’abdiquer, en cas d’échec des négociations. Mais en fait de compte, par l’intervention des présidents Alpha Condé et Abdel Aziz, Jammeh a cédé le pouvoir.

Cependant, environ deux mois après l’arrivée de ces troupes, Adama Barrow semble s’en accommoder. Ainsi, le nouveau chef d’État gambien a pris une décision dans le sens de les maintenir pour quelque temps : « Le président Barrow est heureux d’informer le grand public que l’ECOMIG s’est intégré au tissu sécuritaire et militaire du pays et que son personnel s’est bien intégré aux secteurs de sécurité de la Gambie et partage vivement ses connaissances et ses expériences pour renforcer l’unité nationale, la paix et la stabilité dans le pays. »

Cette décision, loin d’être fortuite, participe à la sécurisation des personnes et des biens en Gambie. De même, le président Barrow tient à ce que l’armée gambienne soit bien reformée avant de laisser partir ses protecteurs. Car, selon des observateurs, plusieurs fidèles de l’ancien dictateur composent encore les forces armées gambiennes. Et l’on ne sait ce qui pourrait advenir au cas où la CEDEAO précipitait son départ du pays. Aussi, le maintien du général Ousman Badjie à la tête de l’état-major reste très stratégique pour le successeur de Jammeh.

Notons que la décision du déploiement de la force d’intervention de la CEDEAO a été prise le 17 décembre 2016. Et ce, alors que, vaincu aux élections, Yahya Jammeh refusait de céder le pouvoir à Adama Barrow, le président élu. Cette force a déjà démantelé une cache d’armes à Kanilaï, le village natal de Jammeh. Par ailleurs, l’Union européenne (UE) a accordé une aide de 225 millions d’euros, dont 75 millions seront immédiatement décaissés pour permettre au président Barrow de faire face à l’urgence.

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Côte d’Ivoire : Déblacklisté, Abidjan accueille le sommet UE-Afrique en 2017

Depuis l’élection d’Alassane Ouattara à la magistrature suprême, la Côte d’Ivoire est véritablement redevenue fréquentable. En atteste le sommet UE-Afrique qui se tiendra à Abidjan en novembre prochain.

Quand Ouattara décroche l’organisation du sommet UE-Afrique

Le challenge est grand, et il mérite qu’on y accorde une attention particulière. En effet, la Côte d’Ivoire a été choisie pour abriter le sommet réunissant l’Union européenne et l’Afrique (sommet UE-Afrique) les 29 et 30 novembre 2017. Les autorités ivoiriennes qui y accordent un intérêt particulier en ont formulé la demande au sommet de l’UA à Kigali. Aussi, les pays africains et européens viennent de donner, à l’unanimité, une suite favorable au dossier ivoirien.

Ce plébiscite s’annonce donc comme une victoire de la diplomatie ivoirienne, d’autant plus que c’est le premier sommet en Afrique subsaharienne. Car, après Le Caire (2000), Lisbonne (2007), Tripoli (2010) et Bruxelles (2014), c’est au tour d’Abidjan d’accueillir la cinquième édition. Ainsi, ce sommet se veut-il un cadre institutionnel pour débattre des coopérations entre les pays de l’Union européenne et d’Afrique.

Notons que lors du précédent sommet en Belgique, plus de 60 dirigeants africains et européens avaient fait le déplacement. La paix et la sécurité, les droits humains, la prospérité et la stratégie commune UE-Afrique étaient entre autres, les sujets débattus. Pour celui d’Abidjan, le réchauffement climatique et le terrorisme transfrontalier pourraient figurer en bonne place. Le président Alassane Ouattara ne voudrait donc pas lésiner sur les moyens pour réserver un accueil chaleureux à ses hôtes. Le défi de l’organisation est également pris au sérieux par les autorités ivoiriennes. Car elles ne ménagent aucun effort pour repositionner le pays dans le concert des nations.

Toutefois, certains observateurs appellent le chef d’État ivoirien à oeuvrer davantage à la réconciliation des Ivoiriens. Cela pourrait certainement donner la garantie d’une stabilité durable au pays, et ses efforts à l’international se répercuterait en interne.

 

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Mali : Bamako éconduit deux migrants en provenance de France

Les autorités maliennes viennent de refouler deux migrants en provenance de France. Ces deux personnes n’avaient en leur possession que des « laissez-passer européens » sans aucun autre document malien.

Deux migrants indésirables aussi bien en France qu’au Mali

Les autorités maliennes sont désormais regardantes sur la situation des migrants rapatriés d’Europe. En effet, deux personnes en situation irrégulière en France ont été mises à bord d’un avion en direction de Bamako. Mais une fois sur le sol malien, les autorités ont refusé que ces personnes séjournent sur leur territoire. Ainsi que l’atteste un communiqué du gouvernement malien : « Pas question d’accepter des reconduites avec des laissez-passer européens, seuls les documents maliens sont valables. » Avant d’ajouter que cela est « contraire aux conventions internationales ».

Du berger à la bergère, dirait-on, car vouloir expulser une personne en situation irrégulière dans un État et la conduire dans un autre État dont elle ne dispose pas de documents officiels est véritablement incompréhensible. Surtout qu’un récent accord entre le gouvernement malien et l’Union européenne portant rapatriement des migrants maliens irréguliers d’Europe continue de faire polémique à Bamako. Toutefois, les autorités françaises sont pour l’instant restées silencieuses sur cette autre situation. Comme quoi, la loi de la réciprocité est en train de gagner du terrain aussi bien en Europe qu’en Afrique.

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Mali : IBK échappe de justesse à une motion de censure

Il s’en est fallu de peu pour que le gouvernement d’IBK soit emporté par une motion de censure. Cette initiative des députés de l’opposition, tirant motif de l’incapacité du président à gouverner, a été rejetée par l’Assemblée nationale.

En fin de mandat, IBK sur la sellette ?

L’opposition malienne ne cesse de cogner de plus belle Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) pour ce qu’elle qualifie de dérives. En effet, ces opposants fustigent le fait que le gouvernement malien ait autorisé l’Union européenne à rapatrier les Maliens qui se trouvent en situation irrégulière en Europe. De même, « l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité et à organiser des élections communales crédibles dans tout le pays » sont autant de raisons qui méritent que le pouvoir tombe. Ainsi, les députés de l’opposition ont introduit cette motion de défiance pour mettre fin aux activités du gouvernement.

Mais l’Assemblée nationale, dirigée par Issaka Sidibé, un baron de la majorité présidentielle, a rejeté cette motion. Car pour les parlementaires proches du pouvoir, le président malien prend des décisions dans l’intérêt supérieur de la nation. Il serait donc incongru de mettre en mal sa gouvernance en faisant tomber le gouvernement de Modibo Kéïta, son Premier ministre. Aussi, ces derniers appellent-ils à une union sacrée autour des valeurs républicaines pour éviter que le Mali, déjà aux prises à des groupes armés, ne sombre davantage dans la crise politique.

Quoi qu’il en soit, la présidentielle malienne est prévue pour 2018. Les candidats potentiels sont donc en train de fourbir leurs armes pour s’attirer la faveur de ce scrutin très attendu. C’est également dans ce contexte que le camp présidentiel a déjà perdu quelques alliés.

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Gabon : lâché par ses soutiens, Jean Ping s’en remet à Dieu

Jean Ping a encore au travers de la gorge les violences qui ont émaillé les lendemains de la présidentielle gabonaise. En attendant de digérer sa défaite, le candidat malheureux a organisé une messe en la mémoire des victimes, ce dimanche.

Jean Ping rend hommage à ses martyrs

Après ses déclarations tonitruantes et ses multiples pérégrinations, Jean Ping a bien voulu avoir une idée pieuse pour ses martyrs. Ainsi, l’opposant a donné rendez-vous à ses partisans, hier, pour prier pour la mémoire des victimes de la crise postélectorale. À cette messe, des membres de la coalition d’opposants sont venus, tout de blanc vêtus et plus silencieux qu’à l’accoutumée. Alexandre Barro Chambrier, l’un des leurs a, cependant, rompu le silence : « Ces hommages doivent être à intervalles réguliers pour rendre hommage à ces martyrs, à ces personnes, à ces innocents qui sont morts pour que la démocratie triomphe. »

Notons que l’ex-président de l’Union africaine n’a pas encore digéré la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence. Passée l’euphorie des premiers jours, Ping semble lâcher du lest, même si le pouvoir d’ABO semble plus que jamais consolidé. Il ne s’avoue pourtant pas vaincu. Après le rapport de l’Union européenne mettant en doute la crédibilité de l’élection, l’opposition s’attendait à de grands bouleversements. Que nenni! Mais voyant ses espoirs s’évanouir, Ping a tenté un dernier baroud d’honneur en déposant une plainte contre le président gabonais à la CPI.

Toutes ses machinations pourront-elles prospérer un jour ?

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Niger : Mahamadou Issoufou barre le passage aux migrants, l’UE le félicite

Le flux migratoire vers l’Europe via le Niger a connu une forte baisse depuis ces derniers temps. Mahamadou Issoufou, le maître artificier de cette réduction a reçu le satisfécit de l’UE, ce jeudi 15 décembre.

Mahamadou Issoufou en guerre contre les migrants

La multitude de migrants africains qui meurent dans la Méditerranée, aux portes de l’Europe, ne cesse d’émouvoir à l’échelle planétaire. Ainsi, les efforts sont consentis de part et d’autre afin de réduire cette ruée vers le vieux continent. En effet, le Niger, voie de transit par excellence, est constamment emprunté par les candidats à ce périple migratoire. Mais Mahamadou Issoufou vient de couper la voie à toutes ses populations ouest-africaines qui prennent d’assaut ce pays sahélien.

À en croire Sarah Abbas, directrice du bureau francais de l’Organisation internationale pour les migrations : « Le premier pas important a été réalisé par le gouvernement du Niger avec l’adoption d’une loi spécifique pour lutter contre le trafic de migrants. » En vertu de cette loi, 102 passeurs ont été mis aux arrêts, 95 véhicules de migrants saisis et 9 gendarmes arrêtés. La ville d’Agadez, principale voie de migration, est désormais surveillée par les autorités sécuritaires. Cette lutte acharnée a donc permis une réduction drastique du nombre de migrants. De 70.000 personnes environ en mai 2016, ce nombre est passé à 1.500 en novembre 2017 (98% de moins).

C’est à juste titre que le président nigérien a été félicité, ce jeudi, par l’Union européenne pour ses efforts. Cet exemple est appelé à être suivi par les pays africains, tels le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye qui sont de véritables zones de transit pour ces aventuriers. Toutefois, certains observateurs appellent les Européens et Africains à conjuguer leurs efforts afin de créer les conditions d’un mieux-être en Afrique. Sinon, tant que les mêmes causes vont demeurer, les effets ne sauraient changer.

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Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

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Gambie : Présidentielle, un 5e mandat pour Yahya Jammeh ?

L’élection présidentielle gambienne se déroule ce jeudi 1er décembre. Il y a en lice Yahya Jammeh et deux autres candidats qui sont déterminés à obtenir l’alternance. En dépit de la percée de ses challengers, le président gambien entend rempiler pour un 5e mandat.

Yahya Jammeh très sûr de sa victoire ?

La tâche ne sera certainement pas aisée pour Yahya Jammeh qui met son pouvoir en jeu. Il fera, cette fois-ci, face à Adama Barrow, le candidat d’une coalition de l’opposition et d’un ancien transfuge du parti au pouvoir, l’ex-député Mama Kandeh. En effet, 886.578 électeurs gambiens sont appelés aux urnes aujourd’hui pour choisir leur président de la République. Après les campagnes électorales qui se sont déroulées dans le calme, chaque candidat espère s’attirer la faveur du suffrage. Pour le président sortant, au pouvoir depuis 22 ans, il reste convaincu que ses adversaires ne vaincront pas : « Ils (l’opposition, NDLR) ne gagneront pas. »

Et pourtant, l’opposition croit fortement en sa victoire. Ainsi que le martèle Ousainou Darboe, chef du principal parti d’opposition : « Avec le soutien exceptionnel que nous avons reçu, nous sommes sûrs à plus de 100% de gagner, et avec un large écart. » Et, le candidat Adama Barrow d’appeler le président Jammeh à respecter la vérité des urnes : « Si j’avais un conseil à donner à Jammeh, ce serait d’accepter la volonté du peuple s’il perd. »

Cette élection qui se déroulera suivant un scrutin majoritaire à un tour est du reste très suivie de par le monde. Afin de garantir donc sa crédibilité, l’organe électoral a entrepris de faire voter les électeurs avec des billes. N’empêche que ce système unique au monde est déjà critiqué. De même, des observateurs de l’Union africaine ont été autorisés à superviser ce scrutin. Par contre, ceux de l’Union européenne (UE) et de la CEDEAO y sont déclarés persona non grata.

Quoi qu’il en soit, le chef de l’État gambien tente de rassurer : « Il n’y a aucune raison de protester, car l‘élection qui doit se tenir jeudi ne peut pas être truquée. » Avant d’insister sur la nécessité d’une stabilité politico-sociale : « De toute façon, dans ce pays, nous n’autorisons pas les manifestations ». Notons également que la Gambie a quitté la Cour pénale internationale (CPI).

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Gabon : Après ses pérégrinations, Jean Ping rentre au bercail ce samedi

Après ses multiples tournées en Europe et aux États-Unis, Jean Ping rentre, en principe, ce samedi 26 novembre au Gabon. Certainement revigoré par ses différentes rencontres, le candidat malheureux espère toujours évincer Ali Bongo du pouvoir.

Jean Ping de retour au Gabon… pour prendre le pouvoir ?

Jean Ping soutient mordicus que c’est lui le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier. A cet effet, l’opposant gabonais entend faire flèche de tout bois pour occuper (enfin) le palais de bord de mer. Ainsi, sa stratégie consisterait à créer des zones de tension au Gabon pour mieux se faire entendre. Tel qu’il l’avoue à demi-mot : « Il faut gratter un peu… Il faut que nos partenaires internationaux mettent des lunettes et non pas constater de loin comme ça que c’est calme. Le calme c’est nous qui l’imposons, c’est un pays mort aujourd’hui. » Ses partenaires internationaux ? Bien entendu, Ping a eu plusieurs rencontres avec des institutions et des hommes politiques lors de ses voyages en France, en Belgique ou encore aux États-Unis. Et, ce ne sont pas les quelque 20 minutes passées avec ses compatriotes de la diaspora qui pourraient être comptabilisées.

Aussi, dès son retour, l’ex-président de l’UA compte s’inscrire dans un rapport de force total contre le président réélu. C’est à croire que le Gabon pourrait connaitre de véritables heures chaudes à son arrivée. Car, son seul leitmotiv actuel est la prise du pouvoir. Et l’évocation du peuple qui prendrait son destin en main ne serait qu’une simple couverture pour mieux voiler les basses besognes qui se préparent. Penserait-il à un scénario à l’ivoirienne où des forces étrangères ont appuyé les hommes de Ouattara pour évincer Gbagbo ? Ou dispose-t-il d’autres moyens pour faire fléchir Ali Bongo Ondimba dont la réélection a été confirmée par la Cour constitutionnelle ?

Ping – Bongo, un duel à l’horizon

Quoi qu’il en soit, le candidat du FUOPA se voit prendre le pouvoir, et il annonce d’ores et déjà ses grands chantiers. Il s’agit entre autres d’une conférence de réconciliation et de refondation de la République. Mais son rival ABO n’y sera nullement convié : « Ce sera un dialogue pour pouvoir nous mettre en ordre de bataille. Tout le monde peut y participer, sauf une personne, une seule : Ali. » Compte-t-il l’éliminer physiquement ou par d’autres moyens politiques ? À cet effet, il entend tirer pleinement partie du rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise qui sera rendu le 7 décembre prochain.

Mais jusque-là, le président Bongo se la joue de plus en plus discret et évite de multiplier les déclarations tel que le fait son challenger. Toutefois, le fils d’Omar Bongo n’est nullement dupe et il préparerait également sa stratégie pour faire face à tout ce qui pourrait advenir. Surtout que la France officielle semble de plus en plus changer de lunettes à son égard. De passage à Abidjan, Manuel Valls a même appelé Ping à s’inscrire dans le dialogue national préconisé par le camp présidentiel. Un duel fratricide se profilerait donc à l’horizon.

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Gabon : Au Quai d’Orsay, Jean Ping espère toujours renverser Ali Bongo

Jean Ping n’a nullement renoncé à son rêve présidentiel en dépit de la réélection confirmée d’Ali Bongo. Aussi, le candidat malheureux à la présidentielle gabonaise ne cesse de multiplier les contacts pour rétablir « sa » vérité des urnes.

Jean Ping au Quai d’Orsay pour faire pression sur Bongo ?

À suivre Jean Ping, la voie du palais de bord de mer du Gabon passerait nécessairement par l’Hexagone. C’est du moins cette impression que le candidat malheureux à la présidentielle d’août dernier donne à l’opinion publique. En effet, après avoir été débouté par la cour constitutionnelle qui a confirmé la réélection d’Ali Bongo Ondimba après le recomptage des voix, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA) se remet désormais aux Occidentaux afin de faire pression sur le président gabonais. Ainsi, ne cesse-t-il de multiplier les rencontres avec des personnalités françaises et autres Occidentaux, depuis son voyage hexagonal fin octobre.

Les pérégrinations de Ping l’ont successivement conduit en France, en Belgique, aux États-Unis avant de revenir s’établir en France. Là, le programme des audiences est aussi dense que celui d’un diplomate en mission pour son pays. Des hommes politiques aux présidents d’Institutions, aucune barrière ne semble limiter l’opposant gabonais qui cherche oreilles attentives à ses jérémiades. Bien avant son retour au bercail le 26 novembre prochain, le Quai d’Orsay serait l’étape finale de ses tournées. Au ministère français des Affaires étrangères, ce mardi, celui qui fut plusieurs fois ministre dans le gouvernement gabonais se serait entretenu avec Thomas Mélonio, conseiller Afrique à l’Élysée et Laurent Pic, directeur de cabinet du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

Toutes ces rencontres sont loin d’être fortuites, car les conclusions définitives de l’Union européenne (UE) sur la présidentielle gabonaise seront rendues le 7 décembre prochain. Les observateurs de cette mission européenne avaient déjà émis plusieurs réserves sur la crédibilité de ladite élection. Le diplomate entendrait certainement que « ses amis européens » l’aident à appuyer la décision prévisible de l’UE.

À supposer que Bruxelles confirme ses doutes sur la réélection d’ABO, par quelle alchimie Ping entend-il inverser l’ordre politique au Gabon ? Vigilance !

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