"Dan Fani Fashion Week", comment valoriser le pagne tissé burkinabé

Par Gary SLM
Publié le 09 septembre 2015 à 10:00 | mis à jour le 09 septembre 2015 à 10:00

La problématique soulevée lors de la Dan Fani fashion Week dédiée au pagne tissé burkinabé qui a débuté le 29 août dernier reste la valorisation du pagneDan Fani d'abord en Afrique, et ensuite sur l'échiquier international.

Quelles stratégies pour valoriser le Dan Fani ?

Depuis le 29 août, le Burkina Faso célèbre le pagne tissé à travers la Dan Fani Fashion Week (Défilés, expositions, prestation d'artistes...) qui voit la participation de certains couturiers de pays de la sous-région, dont le Mali, le Bénin, le Niger et la Cote d'Ivoire.

Un événement culturel de grande envergure organisée par l'Association "AFRIKIKRE'', en partenariat avec Afrique Authentique, qui s'intéresse cette année aux différentes stratégies à adopter pour valoriser le pagne tissé burkinabé. Cette initiative vise dans un premier temps le continent africain et le reste du monde ensuite. C'est dans cette perspective d'ailleurs que les acteurs du secteur du pagne tissé se sont réuni le mercredi dernier (2 septembre) autour du thème :

« Le Faso dan fani, une marque, un marché à conquérir » , afin de trouver le véritable filon à exploiter pour accroitre la notoriété de cette marque de fabrique. Moussa Diabate, le conférencier, a signifié, combien il est impératif pour les tisserands eux-mêmes de s'approprier la chose et de la mettre en valeur, avant de pouvoir espérer son solide positionnement sur le plan international.

1ere édition du "Dan Fani Fashion Week"
1ere édition du "Dan Fani Fashion Week"

« Le problème de la valorisation se situe dans le mental des consommateurs et de ceux qui produisent la matière. Il faut avoir confiance en soi, il faut se l’approprier avant de la vendre. On ne peut pas demander de vendre pendant que soi-même, on ne le porte pas », a-t-il déclaré, comme rapporté par Burkina 24.

Il a également rappelé brièvement l'histoire du Dan Fani, pagne tissé en langue malinké, un tissu qui faisait déjà la fierté du peuple burkinabé bien avant la révolution, mais qui a été définitivement reconnu comme une marque burkinabé avec l'arrivée de Thomas Sankara au pouvoir le .



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