Plus rien ne va en Centrafrique !

Par Gary SLM
Publié le 29 septembre 2015 à 15:17 | mis à jour le 29 septembre 2015 à 15:17

En Centrafrique, cela fait exactement trois jours que la capitale Bangui est paralysée à cause des émeutes qui deviennent de moins en moins maîtrisables depuis l'assassinat du conducteur de taxi-moto le week-end dernier. La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a appelé au calme la population de Bangui, et écourté un voyage aux Nations unies à New York pour rentrer en Centrafrique, selon l'OBS A la Une.

La goutte d'eau qui a fait débordé le vase en Centrafrique.

Comme à Sarajevo où le prince François Ferdinand avait été assassiné déclenchant la première guerre mondiale, en Centrafrique, l'assassinat du conducteur de taxi-moto a aussi déclenché de violentes tensions qui ont tué près de 40 personnes et au moins 27.400 déplacés avec 500 détenus évadés, selon l'ONU. La présidente Cathérine Samba Panza a appelé ici à la retenue de façon maternelle : "Je lance un appel au calme à vous mes compatriotes. Je vous demande de regagner vos domiciles. Je sais que quand je m'adresse à vous, vous m'écoutez".

Le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève, a exprimé ses craintes: " Nous craignons que la violence que nous voyons à Bangui soit un retour aux jours sombres de la fin 2013 et de 2014, lorsque des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont dû fuir leurs foyers".

Place aux pillards.

Des bâtiments des ONG Première urgence ou Cordaid ont notamment été la cible de pillards ainsi que des locaux du Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM), selon la gendarmerie de la Centrafrique, qui indique avoir repoussé des pillards devant plusieurs locaux d'ONG. A quand la paix en Afrique?