Côte d’Ivoire : Samba David condamné, Me Dako dénonce « une justice inféodée » à Ouattara

Samba David, un opposant au régime d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire vient d’être condamné à 6 mois de prison pour « trouble à l’ordre public ». Son avocat Me Toussaint Dako dénonce cette décision qui est d’après lui rendue par une justice aux ordres du régime d’Abidjan.

Une condamnation de plus pour un opposant en Côte d'Ivoire

Samba David avait protesté contre l’éligibilité d’Alassane Ouattara aux prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Selon lui, cette décision du Conseil Constitutionnel ne reposait sur aucun fondement juridique. Il avait alors appelé les Ivoiriens à protester contre à travers des marches de protestation.

Seulement, à Yopougon et Aboisso, deux morts et des blessés ont été occasionnés par cette invitation à la protestation de ce farouche opposant au régime d’Alassane Ouattara. Mis aux arrêts le 13 septembre dernier et détenu dans les locaux de la DST (Direction de la Sécurité Territoriale), Samba David est passé devant le juge vendredi. Comme relayé par Abidjan.net, il a écopé de 6 mois de prison pour cette marche de protestation.

Pour son avocat, cette façon systématique qu’a la justice de condamner les opposants au régime montre qu’elle n’est pas libre. Me Toussaint Dako a expliqué que « la condamnation de M. Samba est le résultat d’un procès politique mené par une justice inféodée au régime ». D’après l’avocat, les droits de son client ont été "largement violés" tout le long de la procédure.

Samba David est fondateur de la Coalition des indignés, un mouvement de la société civile en Côte d’Ivoire. Comme lui, plusieurs opposants au régime d’Alassane Ouattara croupissent dans des prisons à Abidjan et à l’intérieur du pays. Certains n'ont même jamais été jugés depuis leur arrestation.

Charles Konan Banny (Premier ministre (2005-2007), Mamadou Koulibaly (ex-président de l’Assemblée nationale), les députés Bertin Konan Kouadio et Kacou Gnangbo, candidats à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain, et membres de la CNC, dénoncent les conditions dans lesquelles sont organisées les prochaines élections par le régime d’Alassane Ouattara.