Côte d’Ivoire : La curieuse accusation portée par Cissé Bacongo contre Gbagbo

Cissé Bacongo, Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme administrative,accuse Laurent Gbagbo d'être le responsable du désordre qui règne en Côte d’Ivoire. Et selon lui, il faut remonter à l'année 1988 ponctuée par le retour de l’ancien Président ivoirien d’exil, pour comprendre les origines du bourbier dans lequel la Côte d'Ivoire s'est engouffrée.

Selon Cissé Bacongo, Gbagbo est à l'origine du désordre en Côte d'Ivoire

Cissé Bacongo, répondant aux questions de Christophe Boisbouvier sur RFI, a déclaré : « Les difficultés de la Côte d’Ivoire ont commencé bien avant 1993. Chacun sait très bien que les difficultés ont commencé depuis 1988, c’est-à-dire dès le retour de Monsieur Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. »

Cissé Bacongo poursuit son propos en affirmant : « Laurent Gbagbo s’est déployé sur le terrain avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), et bien sûr avec ses deux appendices, que sont le Syndicat National de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES) et la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et ce sont ces trois organisations unies qui constituent je crois, le trio de malheurs de la Côte d’Ivoire. À partir de 1990, avec la rue instrumentalisée par Monsieur Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire a commencé sa descente aux enfers. Donc, il ne faut pas que des mercenaires de la plume essaient de tronquer l’histoire de notre pays. »

C’est Guillaume Soro qui va être content de cette sortie du camarade Cissé Bacongo avec qui il milite au sein du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), lui qui a été Secrétaire général de la FESCI (1995 - 1998).

Côte d'Ivoire : fin des années 80 et début des années 90 riment avec les années de lutte

Les premières grandes protestations en Côte d’Ivoire se situent effectivement autour de cette période. Mais font-elles pour autant de Laurent Gbagbo le seul responsable des malheurs des Ivoiriens ? On peut en douter si on se réfère à l'histoire : l'avènement du multipartisme (1990), la dévaluation du franc CFA (1994), le phénomène de raccrochage et de décrochage au niveau du corps enseignant, la bastonnade des étudiants logés à la Cité universitaire de Yopougon (située à la périphérie d'Abidjan) par la Force d'Intervention Rapide Para Commando (FIRPAC) en 1991, sans oublier l'arrestation des militants du FPI (parti de Laurent Gbagbo) le 18 février 1992.

La grave crise qui secoue le pays encore aujourd’hui puise aussi ses origines dans la guerre succession au lendemain de la mort du Président Félix Houphouët-Boigny en 1993, après 33 ans de règne sans partage. S'en suit alors un conflit ouvert entre ses "héritiers" que sont Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara.

Toute la classe politique ivoirienne gagnerait donc à reconnaitre sa part de responsabilités dans cette crise qui n'a que trop durer. C’est clairement ce qui permettra aux ivoiriens d’éviter de rééditer les erreurs du passé.

Selon vous, à quand remontent les crises qui frappent la Côte d'Ivoire ?

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