Côte d'Ivoire: S'unir contre le colonialisme ou périr.

Par Gary SLM
Publié le 30 octobre 2015 à 13:13 | mis à jour le 30 octobre 2015 à 13:13

Le colonialisme a fait de terribles horreurs en Afrique. On se souvient du massacre de " Sakiet Sidi Youssef " et du contexte répressif généralisé entretenu par le gouverneur Pechoux en Côte d'Ivoire, répression qui allait voir " l'élimination physique de Biaka Boda (alors Sénateur)", le 28 juin 1950. Si ce n'est pour exploiter ou jouer les paternalistes, railler les peuples dominés ou refuser de croire à la maturité des Africains, qu'est-ce qu'Obama et Hollande plaident-ils au juste sous le couvert de la réconciliation en Côte d'Ivoire, juste après cette pseudo-élection dite présidentielle?

La nature du colonialisme.

Le colonialisme renvoie à toute doctrine qui vise à légitimer l'occupation d'un territoire ou d'un État, sa domination politique et son exploitation économique par un État étranger. Frantz Fanon précisait que c'est "la conquête d'un territoire national et l'oppression d'un peuple", une oppression inhumaine, cruelle, féroce et barbare. La nature du colonialisme consiste à asservir, à assujettir, à violer les Droits et les Libertés de l'Homme partout en Afrique. Sans humanisme et guidés par le racisme, les colonialistes asservissent les États africains et les infériorisent de part en part. Aujourd'hui, avec le néocolonialisme, sous le couvert d'une prétendue bonne foi, les États-Unis et la France se moquent de l'opposition en Côte d'Ivoire croyant avoir fait une bonne prise à la Haye en la personne du président Laurent Gbagbo, et de bonnes affaires économiques et politiques grâce à tous ces prisonniers politiques encore détenus sans procès et les matières premières qui bientôt vont s'envoler vers leurs cieux. C'est une injure faite à l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Cette forme nouvelle qui consiste à dominer sur les peuples déclarés "libres" en rendant caduques toutes leurs lois et leurs Constitutions va à présent raffiner ses méthodes en Côte d'Ivoire.

Pour cela, l'Ivoirien nouveau doit être celui qui a constamment à l'esprit ces paroles de Kwame N'krumah, à savoir que le néocolonialisme est un "déguisement", "une sirène, un monstre qui attire ses victimes par une douce musique", " la pire forme de l'impérialisme (...) qui signifie le pouvoir sans la responsabilité (pour ceux qui le pratiquent) et, pour ceux qui le subissent, l'exploitation sans contrepartie".

La Côte d'Ivoire divisée par le colonialisme.

Au regard de la configuration politique que présente la Côte d'Ivoire, on peut parler déjà de balkanisation politique ivoirienne. Léopold Sédar Senghor définissait la Balkanisation comme l'action de "diviser artificiellement les territoires pour en faire des entités politiques et culturelles qui n'ignorent pas la métropole, mais s'ignorent entre elles. Des entités sans réalité. Car, c'est l'évidence, les frontières actuelles des territoires ne sont que les fruits du hasard militaire et des intrigues des bureaux. Elles ne correspondent à aucune réalité: ni géographique, ni économique, ni ethnique, ni linguistique...". Or, que constatons-nous justement dans le système politique actuel de la Côte d'Ivoire? Le Nord et le Sud du pays sont artificiellement opposés, le premier comme entité politique pro-colonialiste dont Obama et Sarkozy (avec Hollande malgré ce duo) sont en train de raffiner la culture politique de sorte à ne pas être ignorés dans le partage du butin, mais à ignorer plutôt le Sud de Laurent Gbagbo et ses "frères" opposants même s'ils comptent en leur sein des capitalistes. Et pourtant, la Côte d'Ivoire, "une et indivisible", ne correspond aucunement à cette réalité qu'on veut lui imposer. Personne n'est dupe, il s'agit de la sempiternelle méthode impérialiste "divide ut regnes" (diviser pour régner). Que faire?

S'unir ou périr.


A l'ensemble des populations ivoiriennes du Nord, du Sud, de l'Est, de l'Ouest et du Centre, aux pays limitrophes à la Côte d'Ivoire, avant que ces rivalités et cet assujettissement ne fassent détonner cette poudrière en faisant sauter la première vraie étincelle, chers citoyens ivoiriens de tout bord politique, évitez d'être étroitement liés aux grandes puissances. Les États-Unis, la France, l'URSS, la Chine, pour ne citer que ceux-là, ont la même nature: l'Impérialisme. Ne faut-il pas s'unir à présent vu que le chaos n'est plus loin?




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