Crise migratoire : le sommet de Malte s'est achevé

Le sommet Europe-Afrique de Malte s'est terminé jeudi. Les Européens entendaient convaincre les Africains de les aider davantage à contrôler le flux de migration et accepter davantage de retours d'immigrés en situation irrégulière.

Aucune réelle solution trouvée à l'issue du sommet de Malte

Un des enjeux pour les dirigeants du Vieux Continent était d'éviter d'apparaître comme une "forteresse". "Nous ne devrions pas voir cette crise migratoire comme une menace. Nous devrions reconnaître les opportunités offertes par les migrations", avait déclaré mercredi le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, à l'ouverture de ce sommet entre Européens et Africains.

"Le retour dans le pays d'origine ne saurait être la seule réponse de l'Europe aux migrants Africains. En effet, (certains d'entre eux) ont besoin, à l'instar des migrants venus d'autres régions, de protection", a rappelé pour sa part le président ivoirien Alassane Ouattara.

La somme mobilisée à ce jour par l’Union européenne (1,8 milliard d’euros) au travers de son Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, dont la création a été annoncée à Malte, ne permettra sans doute pas de fixer les populations africaines en améliorant leurs conditions de vie. « C’est bien que les Européens se mobilisent si cela porte sur des projets à long terme, sinon cela ne servira à rien. La répétition des naufrages en Méditerranée et les risques de mort ne dissuadent pas les candidats au départ, ce ne sont pas les murs ou les barrières artificielles érigés en Europe qui y parviendront », a réagi un diplomate ouest-africain, cité par Le Monde.