Guinée : de Sékou Touré à Alpha Condé, Conakry vit toujours dans le noir

La Guinée est en proie à de nombreux problèmes d'électricité. Conakry, la capitale du pays, n'échappe pas à cette difficulté. Elle vit quotidiennement au rythme des coupures intempestives d'électricité, au grand dam des populations. C'est aberrant, pourrait-on dire quand on sait toutes les potentialités dont regorge le pays. De Sékou Touré à Alpha Condé, on n'a pas vraiment avancé.

Conakry est une ville sans cesse plongée dans l'obscurité

Conakry est habituée à vivre dans le noir. Seuls quelques endroits jugés stratégiques jouissent du privilège d'avoir la lumière. Oui dans la capitale guinéenne, bénéficier de l'éclairage est un privilège réservé à des privilégiés. Le palais de Sékhoutoureya, l'aéroport ou encore la résidence privée du chef de l'Etat sont épargnés par ce qui est devenu au fil du temps un drame. Les autres endroits de Conakry doivent quant à eux se contenter d'avoir l'électricité à tour de rôle. Mais comment cela s'explique ?

La Guinée dispose d'une multitude de ressources minières. A l'instar de celui de la République Démocratique du Congo (RDC), le sous-sol guinéen est qualifié de « scandale géologique ». La Guinée est le premier pays mondial pour ses réserves prouvées de bauxite, le deuxième derrière l’Australie pour la production. Le très riche gisement de Sangarédi, à proximité de Boké, est exploité par la Compagnie des Bauxites de Guinée. Le pays dispose également d’or (en Haute Guinée), de fer, de diamants, de pétrole et d’uranium. fait notable : la Guinée est un peu comme une vierge qui attend d'être déflorée.

Même cinquante-sept ans après son indépendance (1958), la Guinée et tout particulièrement Conakry est encore dans le tunnel. Ce n'est pas encore le bout du tunnel d'ailleurs. Les populations doivent composer avec cette anomalie des temps modernes. Les élèves et étudiants sont obligés parfois d'étudier sous les quelques rares lampadaires qui servent à l'éclairage public quand ils fonctionnent normalement bien sûr. Faites un tour à Conakry et vous entendrez le vrombissement des moteurs des groupes électrogènes ou encore vous verrez de longues files d'attente tout simplement pour recharger des téléphones portables. Si à Conakry la situation est aussi lamentable, imaginez celle qui prévaut dans le reste du pays.

Que pensez-vous de l'absence remarquée d'électricité à Conakry ?