Mali : IBK, jihadistes, qui pour sauver le Nord ? L'accord d'Alger peut-être ?

Par Gary SLM
Publié le 05 décembre 2015 à 10:37 | mis à jour le 05 décembre 2015 à 10:37

Le Nord du Mali est une région sinistrée. Les groupes terroristes multiplient les attentats-suicides et s'affirment davantage. Le gouvernement est impuissant et la communauté internationale se cherche encore sur ce dossier. Face au regain de violences, l'on est en droit de s'interroger : qui sauvera le Nord ? Où en est-on avec l'accord d'Alger ?

Le Nord du Mali fait face à une montée du jihadisme

Le Nord-Mali est devenu un véritable casse-tête pour le Président IBK et une épine dans le pied de la communauté internationale qui peinent à trouver des solutions efficaces en vue de ramener la paix dans cette région. Après avoir essuyé de cuisantes défaites dans cette zone du pays et dont la plus tristement célèbre reste celle de 2014, l'armée malienne n'ose plus s'aventurer. Cette déroute avait conduit au limogeage du Premier ministre de l'époque Moussa Mara.

Les forces françaises de l'opération Barkhane agissent à la vitesse d'un escargot surtout avec la perte du Sergent-chef Guarato il y a peu. La Minusma a 9 000 militaires dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou. Au Nord, la mission onusienne a déjà perdu 42 éléments et enregistre 166 blessés en deux ans.

Pour mettre fin à la crise au Nord, un accord dit accord d'Alger a été signé en juin dernier par les différents protagonistes à savoir le gouvernement et les groupes rebelles. Cet accord prévoit de ramener la paix au Nord par la voie du dialogue politique. Loin d'avoir l'effet escompté, c'est plutôt l'effet boomerang qui s'est produit : au lieu du retour au calme et donc à la paix, on assiste à l'enlisent du conflit et une montée exponentielle de l'intégrisme religieux.

Ironie du sort, l'accord d'Alger est loin d'être apprécié par ses signataires. Jeune Afrique a rapporté les déclarations d'Ibrahim Boubacar Keïta : « Personne n’a dit que l’accord d’Alger était un bon accord. Lorsqu’on comprend le sens profond du mot négocier, on en déduit qu’il y a eu des compromis, pas des compromissions. »

Même son de cloche du côté du chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé affirme : « C’est un accord mou, dont la mise en œuvre sera ardue. »


L'accord est aussi rejeté en bloc par les rebelles. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), le Front de Libération du Macina (FLM) ou encore Ansar Eddine Sud ne se reconnaissent pas dans cet accord.

Quelles solutions préconisez-vous pour ramener la paix au Nord-Mali ?




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