Pape Diouf est quelque peu remonté contre l’ensemble des responsables sportifs sénégalais. Il fustige leur trop grande propension à s’en remettre à l’Etat pour le développement des infrastructures sportives alors qu’ils ont une grande part de responsabilité à assumer, apprend-t-on de senenews.com.

Pape Diouf incrimine les sportifs sénégalais

Pape Diouf, ancien journaliste sportif, agent de joueurs et président de l’Olympique de Marseille de 2005 à 2009, est un acteur du football dont l’avis compte à plus d’un titre. L’homme ne s’embarrasse d’aucune fioritures quand il s’agit de faire l’état des lieux du football sénégalais : « Les gens passent tout leur temps à demander de l’argent à l’Etat. Or, celui-ci a beaucoup de choses à faire. Il faut donc travailler à trouver les moyens alternatifs de financements. Le sport, c’est avant tout une affaire de privés. »

Selon lui, le manque d’infrastructures est en grande partie le fait des responsables sportifs qui ne mettent véritablement pas du coeur à l’ouvrage pour nouer des partenariats par exemple. Il est donc formel : « Ce n’est pas pour rien que depuis 1963 l’équipe nationale n’a rien gagné

M. Diouf est tombé sous le charme du Cap-Vert : « J’ai été invité dans ce pays récemment. J’étais étonné par la qualité des infrastructures. Rien que la ville de Praia compte pas moins de 7 stades de grand standing. J’ai alors compris les bons résultats de leur Equipe nationale, ces dernières années. »

Pape Diouf lance une invitation à Me Augustin Senghor, le président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) et les présidents des clubs afin qu’ils s’activent pour faire rayonner le football. Notons que les Lions de la Teranga (du nom de la sélection sénégalaise) reste sur une finale à la Coupe d’Afrique des nations 2002 (CAN 2002) et quart de finaliste du Mondial 2002 au Japon et en Corée du Sud.

Pensez-vous que le développement du football dans un pays peut-il reposer uniquement sur la construction d’infrastructures de qualité ?