Côte d'Ivoire : chute de Gbagbo, Mediapart accuse directement Nicolas Sarkozy

Par Gary SLM
Publié le 16 janvier 2016 à 00:53 | mis à jour le 16 janvier 2016 à 00:53

Gbagbo croupit dans les geôles à La Haye en attendant que les Juges de la CPI tranchent définitivement sur son cas. Le procès de l'ex-chef de l'Etat ivoirien s'ouvre à partir du 28 janvier de cette année. Un dossier publié par nos confrères français de Mediapart accuse Nicolas Sarkozy d'être à l'origine de la chute du prisonnier ivoirien le plus célèbre.

Décadence de Gbagbo, Sarkozy dans l'oeil du cyclone

Gbagbo connaît désormais la date d'ouverture de son procès. L'audience d'ouverture se tiendra à compter du 28 janvier et la procédure judiciaire devrait s'étendre jusqu'à la période de Pâques (entre fin mars et mi-avril). L'annonce a été faite par la Cour Pénale Internationale (CPI) qui a convoqué le jeudi 14 janvier toutes les parties. Pendant que les différents protagonistes affûtent leurs armes, une enquête de Mediapart publié ce mois-ci pourrait changer la donne et jouer en faveur de l'accusé.

Dans leur livre intitulé « Ça reste entre nous, hein ? Deux ans de confidences de Nicolas Sarkozy », NathalieSchuck et Frédéric Gerschel font des révélations troublantes sur l'implication de l'ancien chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy dans la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Cet ouvrage se présente comme un livre-confidence où l'ancien numéro 1 français (de 2007 à 2012) passe aux aveux.

Sarkozy serait l'auteur de cette phrase fracassante figurant dans le livre et qui traduit incontestablement le rôle majeur qu'il a joué pour évincer Gbagbo du pouvoir : « Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire… On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien. »


Mediapart révèle également qu'il existe une multitude de preuves qui confirment la victoire de Laurent Gbagbo au second tour de l'élection présidentielle de décembre 2010 ayant finalement débouché sur une crise post-électorale qui a coûté la vie à plus de 3 000 personnes. Le seul procès-verbal (PV) de la région de la vallée du Bandama (aujourd'hui appelée région du Gbêkê à la suite du dernier découpage administratif en Côte d'Ivoire) montre des fraudes d'une telle importance, en faveur d'Alassane Ouattara.




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