Cameroun : comment les pontes du RDPC manoeuvrent pour faire réélire Paul Biya

Paul Biya, 83 ans, est toujours adulé par les membres de son parti, le RDPC. Des sénateurs et des députés supplient le chef de l'Etat camerounais pour qu'il brigue un énième mandat en 2018. Cet appel du pied des vieux briscards du parti au pouvoir agacent une bonne partie de l'opinion publique camerounaise, à en croire camerpost.com.

Paul Biya engrange encore des soutiens au sein de son camp

Paul Biya est en ce moment au coeur d'un déferlement de soutiens de la part de ses partisans au sein du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Ces derniers appellent « avec insistance » leur leader à faire acte de candidature à l'occasion de l'élection présidentielle de 2018. Des parlementaires issus de son parti sont montés récemment au créneau pour tenter de le faire fléchir : « Nous exprimons le vœu que le président Paul Biya continue son action à la tête de l’Etat, raison pour laquelle, nous lui demandons d’être candidat à la prochaine élection présidentielle. »

Ils estiment avoir fait « un examen de conscience minutieux » avant de se prononcer sur la question. Selon eux, leur « champion » incarne mieux que quiconque la liberté, la démocratie, le développement et la préservation de l'intégrité territoriale ainsi que la sécurité des citoyens.

Mais du côté de l'opposition, des voix s'élèvent pour réclamer la retraite politique du « vieux » qui ne serait plus l'homme qu'il faut à la tête de leur Etat. Maurice Kamto, un farouche opposant au régime, multiplie en ce moment les offensives pour mettre fin au règne de l'homme fort de Yaoundé (la capitale camerounaise) qui comptabilise pratiquement 34 ans à la tête du pays. Mais les partisans de Biya ne veulent rien lâcher.