Côte d'Ivoire : Fadi el Abdallah, porte-parole de la CPI, met en garde Alassane Ouattara

Par Gary SLM
Publié le 30 janvier 2016 à 16:01 | mis à jour le 30 janvier 2016 à 16:01

Fadi el Abdallah suit de près le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qui s'est ouvert le jeudi 28 janvier 2016 à La Haye. Le porte-parole de la Cour Pénale Internationale (CPI) a tenu à rassurer l'ensemble de la communauté internationale que les choses se feront en toute impartialité avec l'audition très prochaine des pro-Ouattara, d'après BBC.

Fadi el Abdallah préconise la patience.

Fadi el Abdallah est conscient du fait que les griefs formulés à l'encontre de la CPI sont nombreux. Les partisans de l'ex-chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, et du leader de la galaxie patriotique ivoirienne, Charles Blé Goudé, lui reprochent notamment son parti pris. Il s'agirait entre autres du fait que la Procureure, Fatou Bensouda mène uniquement des enquêtes à charges qui les visent uniquement, alors qu'elle est censée faire une enquête à charges et à décharges qui ciblerait tous les protagonistes de la crise ivoirienne, tous autant qu'ils sont.

Face à vent de critique, Fadi el Abdallah s'est voulu assez clair. Il a indiqué que les proches du Président ivoirien, Alassane Ouattara, seront auditionnés bientôt et devront répondre de leurs actes, mettant en avant juste une question de temps voire de planning. Selon lui, le temps des poursuites viendra pour lespro-Ouattaraet que la CPI y travaille activement.

Alors que le président ivoirien affirme qu'il n'autorisera plus les transferts de ses compatriotes à la CPI, cette précision de Fadi el Abdallah sonne comme une mise en garde lui adressée en cas d’entrave aux actions de la cour.

Rappelons que la crise post-électorale ivoirienne pour laquelle Gbagbo et Blé Goudé sont dans le box des accusés pour « crimes contre l'humanité » a fait plus de 3 000 morts, selon les chiffres officiels.



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