Mali : comment l'économie se meurt à petit feu sous le poids du terrorisme

Par Gary SLM
Publié le 02 février 2016 à 09:07 | mis à jour le 02 février 2016 à 09:07

Au Mali, l'avalanche des attaques terroristes qui déferlent sur le pays n'est pas sans conséquences. Entre attentats au coeur de Bamako (la capitale malienne) et jihadisme au Nord-Mali, la situation devient de plus en plus dramatique pour l'économie nationale en l'occurrence le tourisme. L'activité touristique en berne, d'après Jeune Afrique.

Le Mali doit faire face à une baisse de ses revenus.

Le Mali est en proie à une crise qui semble s'éterniser. Depuis 2013, des groupes armés ont pris possession de la région septentrionale du pays. Certains pour réclamer leur autonomie, d'autres pour contrer, disent-ils, l'avancée de la civilisation occidentale qui serait néfaste à tout de point de vue. d'Ansar Eddine d'Iyad Ag Ghaly au Front de Libération du Macina (FLM) d'Amadou Koufa, tous autant qu'ils sont continuent de semer la terreur.

Selon les informations reçues, le nombre de touristes au Mali est passé de 71 371 en 2014 à 35 700 en 2015, soit une baisse de plus de 50% en terme d'affluence. Le responsable des statistiques touristiques et hôtelières à la direction nationale du Tourisme, Moussa Dembélé tire la sonnette d'alarme : « En 2014, la recette globale du secteur atteignait 50 milliards de F CFA (environ 76,2 millions d’euros) et les investissement 4,65 milliards de F CFA, mais cette année, à cause des attaques terroristes, nous avons prévu 40 milliards de F CFA de recettes. »


Autrefois réputée pour être l'un des lieux de villégiature préférés des occidentaux, la région nord du Mali a du mal à retrouver son lustre d'antan, tant les choses vont de mal en pire. L'exemple de Tombouctou illustre à souhait ce malaise ou encore ce mal-être. Les rapts réguliers au sein de la "ville éternelle" malienne dont le dernier en date reste celui de la Suissesse Béatrice Stockly qui est toujours entre les mains de ses ravisseurs. La fusillade du 20 novembre dernier à l'hôtel Radisson Blu de Bamako est venu enterrer les espoirs d'un retour à la normale.