Guinée : avec 866 M $ de perte, Sam Walsh veut faire rebondir Rio Tinto à Simandou

Sam Walsh est très affecté par le déficit de 866 millions $ constaté dans le bilan 2015 que son entreprise a publié ce jeudi 11 février. Le directeur général du groupe minier Rio Tinto entend donc relancer les activités du géant minier en Guinée. Pour y parvenir, le patron de géant du secteur des mines a sa petite idée derrière la tête, à en croire tvanouvelles.ca.

Sam Walsh se lance dans des reformes proactives.

Sam Walsh ne veut aucunement voir sombrer son entreprise. Au regard du bilan déficitaire estimé à environ 866 millions $ pour le compte de l'année 2015, le patron de Rio Tinto a décidé de parer au plus pressé afin de ramener sa firme dans le haut du classement en terme de bénéfices engrangés. Il s'est évertué à faire un diagnostic de la situation et les décisions qui seront prises pour mettre fin à l'hémorragie : « A la lumière de la dégradation importante du contexte macro-économique et des incertitudes de marchés qui en découlent, le conseil d'administration pense qu'il n'est plus approprié de maintenir une politique de progression du dividende. »

Cette dégringolade est due à la dépréciation de 1,8 milliard $ à la la mine de fer de Simandou. Pour regagner la confiance des bailleurs de fonds et être dans les bonnes grâces des agences de notation, il s'est engagé dans plusieurs réformes aussi bien pour l'année en cours que pour celle à venir : « Nous entrons dans une nouvelle phase de mesures proactives pour réduire nos coûts d'exploitation d'un milliard de dollars de plus en 2016, avec un objectif supplémentaire d'un milliard de dollars pour 2017. »

Quoi qu'il en soit, il est tenu par une obligation de résultat. Les agences Standard & Poor's et Moody's ont déjà menacé de dégrader la note de l'entreprise au cas où elle persisterait dans sa politique de « dividendes progressifs ». Il faut tout de même noter que le contexte économique n'a pas du tout été en sa faveur. L'épidémie d'Ebola a fait plongé le bénéfice de 51% soit 4,54 milliards $. La chute des cours du minerai de fer, du cuivre et de l'aluminium ont également contribué à cette situation.