Le débat sur la "musique bizarre" captée par "Apollo 10" fait toujours rage

La « musique bizarre » entendue par les membres de l'équipage qui composaient la mission Apollo 10 en 1967 continue de défrayer la chronique. La diffusion, ce dimanche 21 février, d'une émission dénommée « Les dossiers inexpliqués de la Nasa » sur la chaîne de télévision américaine Discovery a remis au goût du jour cette énigme, à en croire clubic.com.

La "musique bizarre" ravive la polémique.

La "musique bizarre", le nom donné à la mélodie persistante d'une durée d'environ une heure par les astronautes de la mission Apollo 10 en 1967, suscite encore la curiosité de bon nombre de personnes à travers le monde. Après la diffusion de l'émission « Les dossiers inexpliqués de la Nasa » sur Discovery, les supputations vont bon train.

Mais les experts de la NASA ont réfuté toute thèse de présence extra-terrestre. Même son de cloche pour l'astronaute Eugene Cernan : « C'était probablement des interférences radio. Si nous avions envisagé quoi que ce soit d'autre, nous en aurions informé tout le monde après le vol. Mais nous ne lui avons pas donné d'autre valeur. »

Mais loin d'avoir épuisé le débat, ces assertions ont plutôt contribué à laisser libre court aux imaginations très fertiles des internautes. Craignant d'être banalisés, Thomas Stafford, John Young et Eugene Cernan, les trois Américains alors en mission, avaient eu peur de signaler ce son « étrange ». Avec du recul et pour les besoins de la science, ils se sont résolus finalement à transmettre l'enregistrement sonore au centre de contrôle de Houston, au Texas.

En dépit de toutes les expertises visant à faire la lumière sur cette "musique bizarre", Al Worden, un membre de l'équipage de la mission Apollo 15, continue d'émettre des doutes à propos de la thèse défendue par certains de ses pairs : « De nombreux incidents font état d'astronautes qui ont vu ou entendu des choses qu'ils ne peuvent pas expliquer. On se pose des questions. J'ai l'esprit très ouvert à ce sujet. Quand il s'agit de ouï-dires concernant des événements sonores ou visuels, c'est une chose, mais quand on a des preuves concrètes, c'en est une autre. »