Traqués sous d'autres cieux, l'Afrique fait rêver les narcotrafiquants malheureusement

Les narcotrafiquants ont fait de l'Afrique la nouvelle plaque tournante de leur trafic. C'est du moins ce qui ressort du rapport au titre de l'année 2015 de l'OICS publié ce mercredi 2 mars. Dans ce document long de plusieurs pages, de nombreux pays africains sont cités et qualifiés de portes d'entrée, de transit ou même font office de laboratoires de fabrication de ces substances illicites. incb.orga reçu copie de ce rapport.

Les narcotrafiquants ont pignon sur rue en Afrique.

Les narcotrafiquants ont transformé l'Afrique en un supermarché à ciel ouvert spécialement dédié au trafic de stupéfiants. En effet, le rapport de l'année 2015 de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) publié ce mercredi est très formel sur ce point : « L’Afrique demeure l’une des principales zones de transit du trafic de drogues. L’ouest du continent est régulièrement utilisé par les trafiquants pour passer de la cocaïne et d’autres drogues en contrebande vers l’Europe. L'Afrique de l’Est sert de plus en plus de plaque tournante pour le trafic d’héroïne afghane à destination de l’Europe... »

Le constat est à la fois triste et alarmant. Que ce soit la cocaïne, l'héroïne, la marijuana, le cannabis, le chanvre indien ou toute autre drogue de synthèse, la quasi-totalité des pays du continent constitue de véritables terreaux fertiles pour la prospérité de ce trafic illicite. Parfois utilisés comme portes d'entrée (la Guinée-Bissau, la Gambie ou le nord du Mali), zones de transit (Sénégal, Tanzanie, Kenya ou Egypte) ou même laboratoires de fabrication (Nigeria, Côte d’Ivoire et Guinée), ces Etats doivent composer dorénavant avec ce business plus que rentable.