Thabo Mbeki est sur la sellette en ce moment. Selon l’ancien envoyé spécial de l’Onusida en Afrique du Sud, Stephen Lewis, l’ex-président sud-africain aurait contribué de façon maladroite à la mort de plus 300 000 personnes souffrant du VIH Sida. Cet employé de cette organisation faisant partie du système des Nations unies réclame qu’une enquête soit diligentée sur cette affaire, note Rfi.

Thabo Mbeki, une accusation en rapport avec la future présidentielle ?

Thabo Mbeki a été pointé du doigt par l’ancien patron de l’Onusida en poste en Afrique du Sud. Stephen Lewis qui préconise que l’ex-numéro 1 de la nation arc-en-ciel soit poursuivi pour crimes contre l’humanité : « Il s’agit du président d’un pays qui, malgré de solides preuves scientifiques, a refusé de donner son feu vert à la distribution de médicaments, provoquant, par le fait même, la mort de 330 000 personnes, un bilan auquel sont arrivées l’École de santé publique de l’université Harvard, mais aussi des chercheurs sud-africains. À mes yeux, cela constitue un crime contre l’humanité. Chose tout à fait incroyable : ce bilan est supérieur au nombre de personnes tuées dans la guerre en Syrie. »

Notons que Thabo Mbeki a dirigé l’Afrique du Sud pendant neuf ans. Contraint de démissionner en 2008 à quelques mois de la fin de son second mandat pour corruption, c’est surtout son bras de fer avec Jacob Zuma qui lui sera fatal. Réputé comme étant un panafricaniste, un antisystème, il est clairement opposé à la France-Afrique et travaille à émanciper certains chefs d’États africains encore en exercice.

En outre, un autre point à ne pas occulter : il se murmurerait dans les couloirs du siège du Congrès national africain (ANC) que l’homme souhaiterait revenir aux affaires au moment où Jacob Zuma est poussé vers la porte de sortie par les Sud-Africains.