Guinée : comment les forces de sécurité ont réussi à déjouer un attentat terroriste

Les forces de sécurité guinéennes ont fait une importante saisie d’armes le lundi 28 mars à Macenta non loin de la frontière ivoirienne. Composée d’armes d’assaut et d’armes blanches, les agents de police et de gendarmerie ont conjugué leurs efforts pour freiner la course à cette poudrière ambulante, nous rapporte l'Agence guinéenne de presse.

Les forces de sécurité saisissent un arsenal de guerre.

Les forces de sécurité guinéenne viennent de frapper un grand coup dans la lutte contre le terrorisme. Depuis l’activation de leur code rouge ayant pour but de surveiller tous les mouvements subversifs, policiers, gendarmes et militaires ne dorment plus que d’un oeil. Leur vigilance a permis de mettre la main, hier, sur une véritable poudrière composée de roquettes, trois charges roquettes, des fusils carabine 44, un SKS, un PMAK crosse coupée, des munitions en vrac, une machette, une hachette et des fétiches. Malgré cette saisie, le transporteur de cet arsenal de guerre a pu passer entre les mailles de leur filet.

En effet, suivant un plan savamment préparé, les éléments de la brigade de gendarmerie de Macenta ont pris en chasse un homme qui transportait un colis douteux sur une mobylette. Acculé de toute part, ce dernier a préféré abandonner sa monture et prendre la poudre d’escampette. Arrivés sur les lieux, les agents de la police nationale ont donc fait la découverte du contenu du colis litigieux.

Dans un climat de suspicion généralisée favorisée par la montée du terrorisme, plusieurs questions taraudent en ce moment les esprits des autorités guinéennes. D’où proviennent ces armes ? Quelle en est la destination ? À qui appartiennent-elles ? En attendant d’y voir plus clair, le président Alpha Condé a ordonné à toutes les forces de défense et de sécurité de surveiller tous les endroits stratégiques du pays afin de mettre la Guinée à l'abri d'un attentat terroriste.