Côte d'Ivoire : braquage de la BCEAO, Gbagbo et ses proches risquent 20 ans de prison

Par Gary SLM
Publié le 04 avril 2016 à 18:26 | mis à jour le 04 avril 2016 à 18:26

Laurent Gbagbo, Aké N'Gbo, Justin Koné Katinan ou encore Désiré Dallo pourraient être condamnés à vingt ans d’emprisonnement et le paiement d'une amende d'un million de francs CFA s'ils sont reconnus coupables du braquage de la BCEAO. C'est la peine requise par le parquet d'Abidjan ce lundi 4 avril, d'après Abidjan.net.

Gbagbo et ses "camarades" acculés de toute part.

Gbagbo comparait devant la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 28 janvier 2016 pour crimes contre l'humanité. La Cour lui reproche d'avoir joué un rôle majeur dans la crise post-électorale ivoirienne de 2011. Dans le prolongement des actes perpétrés durant cette période, cette fois c'est la justice locale qui monte au créneau pour l'accuser d'avoir braqué la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Le procureur a requis 20 ans de prison et 1 million de FCFA d'amende ce lundi au tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau.

Outre l'ex-président ivoirien, on retrouve sur le banc des accusés, Joseph Marie Aké N'Gbo (son ancien Premier ministre), les ministres Justin Koné Katinan (Budget et porte-parole de Gbagbo), Désiré Dallo (Économie et finances), pour ne citer que ceux-là. Les chefs d'accusation qui pèsent sur eux sont les suivants : « vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires ; complicité de vol en réunion par effraction ; destruction d’une installation appartenant à autrui ; détournement de deniers publics ».

La partie civile leur réclame des milliards de FCFA répartis comme suit : l'État de Côte d’Ivoire (827, 858 380 milliards FCFA), la Banque Nationale d'investissement (BNI) demande 1, 134 229 075 milliard FCFA et la Société des transports abidjanais (SOTRA) attend que 2, 527 milliards FCFA lui soient reversés. Selon les plaignants, « les préjudices subis sont les conséquences prévisibles de la confiscation du pouvoir par Gbagbo ».