Bombardement de Bouaké : Jacques Dupuydauby accuse De Villepin

Par Gary SLM
Publié le 13 avril 2016 à 17:52 | mis à jour le 13 avril 2016 à 17:52

Pour le bombardement de Bouaké, Jacques Dupuydauby accuse l'ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin, d'en savoir beaucoup plus qu'il ne le dit, selon RFI. Le témoignage de Dupuydauby, recueilli le 6 avril dernier par Sabine Khéris, la juge en charge du dossier, porte à croire que Dominique de Villepin est trempé jusqu'au cou dans cette affaire du bombardement de la base militaire français à Bouaké. Celui-ci avait occasionné la mort de neuf soldats français et un Américain.

Dominique de Villepin enfoncé par Jacques Dupuydauby

Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier, trois anciens ministres de Jacques Chirac ont actuellement maille à partir avec la justice française. En plus du dossier, déjà bien fourni, qui les incrimine, voilà que l'homme d'affaires Jacques Dupuydauby vient enfoncer le clou. « Elle (Michèle Alliot-Marie) m'a indiqué que dans cette affaire toutes les décisions avaient été prises par son collègue, Dominique de Villepin », aurait-il affirmé, selon RFI, avant de rajouter qu'une multinationale française s'était occupé de la pratique de ce malheureux événement. « En ce qui concernait l'aspect pratique et opérationnel des évènements, tant en ce qui concernait les armes que les mercenaires », lui aurait confié l'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie.

L'homme d'affaires français va plus loin dans sa déposition en prenant à témoin Jean-Yves Le Drian, l'actuel ministre de la Défense, qui lui aurait confirmé cette assertion. Chose somme toute approuvée par Jean Balan, l'avocat de la plupart des parties civiles qui estime que ces hautes personnalités ont employé certaines manoeuvres pour pousser Laurent Gbagbo (le président d'alors) à l'erreur afin de le renverser.

Mais ces allégations ne sont aucunement gobées, aussi bien par De Villepin lui-même, que par Michèle Alliot-Marie et encore moins par Jean-Yves Le Drian. Les services de ce dernier démentent avoir transmis les informations à M. Dupuydauby à ce sujet. Mais se fondant sur ces nouveaux éléments, la juge Sabine Khéris a sollicité le renvoi de ces trois ministres incriminés devant la Cour de justice de la République afin d'élucider cette affaire qui dure depuis le 6 novembre 2004.



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