L'OIT: Plaidoyer pour une extension de la notion de travail des enfants

La Convention 182 de l’OIT stipule en son article 3 que « l’esclavage est l’une des pires formes de travail des enfants » selon la DB (Déclaration de Berne). Mais, alors que l’Organisation International du Travail ne s’en tient qu’au travail physique, notamment agricole (les enfants qui travaillent dans les plantations de cacao), elle doit être obligée de reconnaître d’autres formes de travail auxquelles sont confrontés les enfants en Afrique de l’Ouest. Ce n’est plus un secret, bien d’enfants lors des conflits armés ont été enrôlés de force ou subtilement pour servir de bouclier humain ou pour tout dire, d’appât face à l’ennemi. La suite on la connaît, ces enfants se sont trouvés là un nouvel emploi à la fin de la crise comme c’est le cas aujourd’hui en Côte d’Ivoire avec le phénomène des « microbes ».

L’OIT invitée à prendre ses responsabilités

En Côte d’Ivoire, les Représentants de l’OIT ne doivent pas dormir sur leurs lauriers tant que le phénomène des « microbes » n’a pas été éradiqué. Ces enfants de 9 à 15ans, parfois tout au plus 19 ans, ont trouvé dans la criminalité l’exutoire de toute leur espérance de travailler décemment un jour. Armés d’armes blanches et souvent de pistolets, de gourdins ou de tout autre objet funeste, ils sèment leur mort dans la mort qu’ils répandent partout sur leur passage, moyennant quelques pièces sonnantes et trébuchantes. Etendant leur activité qui rejoint le grand banditisme dans le temps et dans l’espace, cette forme corrompue du travail définit pourtant et malheureusement le travail : activité manuelle ou intellectuelle, effort physique ou intellectuel accompli pour faire quelque chose ou obtenir un résultat recherché. Organisés en bandes plus méchantes les unes que les autres, affaiblis et renforcés en même temps par la drogue, ils réfléchissent leurs actions, commettent des meurtres et obtiennent des dividendes. Bref, ils travaillent…

C’est pourquoi, pour éviter que cette forme corrompue du travail ne s’érige en loi universelle, pour éviter que ces agissements qui étaient reconnus aux adultes ne pèsent indéfiniment sur les frêles épaules de ces enfants chargés de haine et troublés dans leur for intérieur à cause de la démission des parents et surtout de l’Etat, l’OIT et toutes les autres Institutions sensibles à cet esclavage pratiqué par des adultes à la responsabilité douteuse tapis dans l’ombre et se délectant de la perte de ceux qui auraient être leurs propres progénitures, doivent ensemble se lever et combattre cette pire forme de traite et de travail abusif des enfants.