Côte d'Ivoire : Hollande « touche pas à notre Constitution ! »

La Côte d'Ivoire est bien décidée à protéger sa Constitution des mains obscures du Président français M. François Hollande. Les intellectuels ivoiriens de renom se lèvent en ce moment pour demander que s'arrête au plus vite la mascarade française d'imposer à sa convenance une Constitution sur mesure aux Ivoiriens, un peuple libre et en principe souverain. Vu les richesses que pourrait rapporter cette couverture française lors du Référendum à M. Hollande, ne faut-il pas craindre le pire en Côte d'Ivoire?

Côte d'Ivoire : Hollande en deal avec la Constitution

En Côte d'Ivoire, les mains sombres qui rêvent de tripatouiller la Constitution des Ivoiriens se dévoilent au fil des jours qui s'envolent. L'Ivoirien n'est plus dupe pour se rappeler que les guerres enregistrées sur le continent africain et les élections truquées sont devenues une politique des pays occidentaux pour profiter des richesses du continent. A leur tactique s'ajoute la Révision des Constitutions pour légaliser et légitimer leurs intérêts néocolonialistes et leur hégémonie impérialiste. Mao Tsé-toung disait : « la politique est une guerre sans effusion de sang, et la guerre une politique avec effusion de sang ». La Côte d'Ivoire et toute l'Afrique ne subissent que la politique comme guerre avec toujours effusion de sang! La France et tout l'Occident y veillent sans scrupule. Quel est ce sadisme français contemporain qui désire constamment voir la Côte d'Ivoire dans la souffrance ?

Après la rébellion armée et sanglante amorcée depuis 2002, après la guerre stérile engendrée par cette rébellion avalisée par la France, après le coup d'Etat électoral et les bombardements des Mi-24 onusien et de la Licorne qui ont eu raison du Président Laurent Gbagbo, et aujourd'hui les déplacements rétifs de la France et des autorités de l'ONU en direction de la Constitution ivoirienne, on comprend sans effort qu'à côté des intérêts occidentaux qui grippent le processus de démocratisation et de développement de la Côte d'Ivoire, la Constitution ivoirienne, si elle n'est pas changée au plus vite comme le souhaite l'Occident et particulièrement la France, sera l'arme fatale qui fera s'effondrer l'impérialisme français en Afrique de l'Ouest. Ce n'est pas en vain que le célèbre prisonnier de la Haye s'accroche comme une sangsue à la Constitution de son pays. M.Laurent Gbagbo et bien d'Ivoiriens avertis savent que rien dans le Ciel et sur la terre ne peut changer la destinée et la justice d'un peuple sinon le bradage de sa Loi fondamentale.

François Hollande, protecteur de coups d’Etat en Afrique ?

En vérité, M. François Hollande qui juge peu fréquentables certains présidents africains, ne saurait changer la manière de s'asseoir des présidents français comme Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Tous s’asseyent sur le côté pour mettre les pays africains juteux de leur côté et les férus opposants de ces pays, de côté. Ils ont une essence pareille! Alors que faire ?

Vu que la liberté dans les rapports entre humains ne s'offre pas, il faille bien que les Ivoiriens et les Africains insufflent tel un vent impétueux cette liberté pour se l'arracher définitivement. La misère est le terreau du terrorisme. Et, l'Occident renforcera cette misère et intensifiera sa présence dans ses ex-colonies en entretenant ses propres recrues terroristes, une bande de jeunes africains vaincus par la misère et le mensonge des Occidentaux qui leur disent autre chose sur l'origine réelle de leurs misères, et les arment pour maintenir l'Afrique, leur propre continent, instable et vendu. Seule le combat de la dignité de l'humanité africaine vaudra la peine d'être entrepris.

L’initiative doit donc venir des Africains. L’Afrique doit se mettre en mouvement car la France et ses sbires sont en berne sur les terres de nombreuses âmes africaines. Jour après jour, l’existence sociale des hommes détermine leur pensée et la vérité doit inspirer leur pratique. C’est par la pratique que l’on conçoit la vérité. Il importe donc de corriger la vérité d’après la pratique.