Côte d'Ivoire : Bamako - Ouaga - Grand-Bassam, Hamed Bakayoko établi une connexion entre ces attaques

Par Gary SLM
Publié le 28 mai 2016 à 13:31 | mis à jour le 28 mai 2016 à 13:31

Hamed Bakayoko a établi une connexion logique entre les attentats terroristes qui ont frappé le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. C'est ce qui ressort des propos du ministre ivoirien de la Sécurité suite à l'arrestation de Barry Battesti, l'un des terroristes qui a participé aux attentats de Grand-Bassam et dont le véhicule aurait eu un itinéraire qui l'a conduit dans ces trois pays quelques jours seulement avant les attaques, à en croire Jeune Afrique.

Hamed Bakayoko met ces 3 villes dans le même sac

Hamed Bakayoko, le premier flic ivoirien, a tenu à faire des précisions sur Barry Battesti, arrêté ce jeudi 26 mai à Koumassi, au sud d'Abidjan. À en croire le ministre ivoirien de la Sécurité : « Les premiers éléments de son interrogatoire montrent qu’il a été recruté à la frontière algérienne par l’une des pièces des commanditaires. » Avant de préciser qu'il « n’est pas Ivoirien certes, mais il a vécu pendant longtemps en Côte d’Ivoire ». Ce terroriste de 24 ans était le conducteur d'un 4×4 Toyota V8 dans lequel a été aménagée une cache d’armes quasiment indétectable qui est, selon le ministre, « entré en Côte d’Ivoire, puis au Burkina, six jours avant les attaques de Ouagadougou. Il est revenu en Côte d’Ivoire 15 jours avant les attaques de Grand-Bassam ».


Le véritable fait marquant, c'est que les attentats terroristes du 20 novembre au Radisson Blu de Bamako (Mali) et du 15 janvier au Splendid Hôtel et au restaurant Cappuccino de Ouagadougou (Burkina Faso), ainsi que ceux du 13 mars à la station balnéaire de Grand-Bassam (Côte d'Ivoire) ont un dénominateur commun : le passage préalable de Barry Battesti avec son mystérieux véhicule. Ce dernier apparait donc comme un maillon essentiel pour ces différents commandos. Voilà pourquoi le sécurocrate en chef se réjouit des informations très utiles données par ce terroriste : « Nous connaissons son trajet, nous avons des noms, des visages, des contacts qui nous permettent d’aller loin pour démanteler les cellules responsables des attaques dans la sous-région. » Puis il tente de rassurer la population : « Nous sommes en alerte et en vigilance permanentes. »