Mali : Oumar Aldjana prêt à en découdre avec l'armée malienne

Par Gary SLM
Publié le 21 juin 2016 à 13:19 | mis à jour le 21 juin 2016 à 13:19

Oumar Aldjana est très préoccupé par le sort de la communauté peule dont il est issu. Ainsi, face aux exactions dont cette communauté est régulièrement la cible, cet enseignant de père touareg et de mère peule, à travers une interview accordée à Jeune Afrique, lève un coin de voile sur le mouvement armé qu'il a créé pour défendre la cause des siens.

Oumar Aldjana crée un groupe armé pour défendre les Peuls

Oumar Aldjana est le fondateur et dirigeant de l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ). Ce mouvement armé qu'il a créé a un objectif précis ainsi qu'il l'explique : « Nous avons créé ce mouvement pour mettre fin aux exactions contre les Peuls. » Avant d'ajouter : « Pour les autorités, les Peul sont forcément des jihadistes. On les tue, on les agresse pour cela. Ils sont la cible de l’armée, mais aussi de milices proches du gouvernement. (...) Les responsables maliens doivent mettre fin à cette barbarie. Tant qu’ils ne feront rien, nous nous battrons. »

Le leitmotiv de ce farouche défenseur de la cause peule est donc sans ambages : protéger les siens contre toutes attaques d'où qu'elles viennent. Même si pour l'heure, il reste le seul membre connu de son mouvement armé, il n'en demeure pas moins que certaines sources bien introduites soutiennent que « cela fait quelque temps que des jeunes parlent de monter un groupe armé pour se défendre ». Ainsi, semble-t-il très remonté contre les Forces Armées Maliennes (FAMa) qui sont, selon lui et son groupe armé, l'ennemie privilégiée à abattre vaille que vaille. Pour ce faire, il leur déclare la guerre : « Partout où nous croiserons des soldats maliens, nous les attaquerons. »


Notons que ce groupe armé qui revendique actuellement 700 hommes est né à l'an un de l'accord de paix d'Alger (20 juin 2015). Jusqu'ici, la mise en oeuvre de ce processus de paix connait un sérieux ralentissement et les attaques contre les forces internationales et l'armée malienne ont repris de plus belle.




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