Mali : terrorisme, FAMa, FAN et Barkhane lancent l'opération Siham

Par Gary SLM
Publié le 27 juin 2016 à 12:59 | mis à jour le 27 juin 2016 à 12:59

Les FAMa et leurs homologues des FAN ont mené, du 22 mai au 3 juin dernier, une opération dénommée Siham en vue de combattre le terrorisme transfrontalier. Les forces malienne et nigérienne ont reçu à cet effet un soutien de l'armée française qui leur a permis de quadriller le sud-est du Mali et l’ouest du Niger en vue de débusquer les terroristes, apprend-on de l'Essor.

FAMa, FAN et Barkhane activent leur code rouge

L'opération Siham lancée par les Forces armées maliennes (FAMa) et les Forces armées nigériennes (FAN) a permis de faire des ratissages dans plusieurs zones censées abriter des terroristes. Ainsi, le détachement de liaison et d’appui opérationnel 3 (DLAO 3) de l'armée française a prêté main forte aux soldats maliens et nigériens dans la fouille minutieuse des villages ciblés. Ces militaires ont également mené des actions directes et dissuasives contre les jihadistes qui pullulent dans cette zone sahélienne depuis le début de la guerre du Mali en mars 2012.

Ces opérations interviennent au moment où les attaques terroristes contre les forces internationales et l'armée française ont connu une nette progression. Les embuscades, les attaques de camps militaires et les poses d'engins explosifs ont fini par convaincre les forces de libération qu'une action vigoureuse et synchronisée s'impose. L'opération tripartite Siham a donc eu le mérite de rassurer les populations sahéliennes qui l'attendaient depuis belle lurette. Les chefs d'état-major du G5 Sahel sont également à pied d'oeuvre afin de peaufiner la stratégie militaire qui sied à l'éradication de tous ces groupes armés terroristes.


Mais loin de s'avouer vaincu, Iyad Ag Ghaly, chef du groupe Ansar Dine, a fait une nouvelle apparition dans une vidéo, ce week-end après 22 mois d’absence, pour proférer de nouvelles menaces contre les forces françaises de l'opération Barkhane et la Minusma. Loin de minimiser ces menaces, le président IBK, les autorités françaises et onusiennes sont donc à pied d'oeuvre pour faire front à toute velléité d'attaque.




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