Centrafrique : guerre fratricide entre ex-Seleka à Bambari, au moins 10 morts

Les ex-Seleka se sont livré une guerre sans merci dans la ville minière de Bambari, ce lundi 05 juillet. Le bilan provisoire fait état d'au moins dix morts et de plusieurs blessés, ainsi que de nombreux déplacés. Les forces internationales et l'armée centrafricaine sont à pied d'oeuvre pour ramener le calme, nous rapporte Jeune Afrique.

Les ex-Seleka s'entretuent et terrorisent la population

La guerre que se livrent en ce moment les ex-Seleka est d'une violence outrancière. En effet, les membres de l’Unité du peuple centrafricain (UPC), une ramification de l'ex-rébellion, se sont affrontés hier. Un officier de la gendarmerie, sous couvert de l'anonymat, déclare : « Des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont été entendus pendant plusieurs heures. » Puis il ajoute : « Au moins 10 personnes ont été tuées. On dénombre également plus de 25 blessés dans des affrontements qui ont éclaté lundi à Bambari. Plusieurs civils figurent parmi les victimes. De nombreux habitants ont fui en direction des sites des déplacés et des bases de la force onusienne en Centrafrique. »

Mais qu'est-ce qui a bien pu mettre le feu aux poudres ? De sources bien introduites, ces combattants de l'ex-Seleka se seraient affrontés pour le contrôle de la zone minière de Bambari. Ainsi, dans l'impossibilité d'accorder leurs violons pour une exploitation commune, ils ont décidé de régler leurs différends par la violence. La population de l'est de la RCA vit en ce moment une terreur et un désarroi sans précédent. L'élection du président Faustin Archange Touadéra qui avait suscité tant d'espoir est en train d'être édulcorée par ce regain de violence. Et ce, en dépit de la présence des 12 000 Casques bleus de la Minusca. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme est donc monté au créneau pour tirer sur la sonnette d'alarme. Le désarmement des groupes armés et la restructuration de l'armée, telle est la solution proposée par l'instance onusienne.

Certains observateurs avaient dénoncé la précipitation avec laquelle les élections ont eu lieu en Centrafrique. Certainement qu'ils ont eu tort d'avoir vite eu raison.