Université FHB : le bras de fer se poursuit entre Pr Abou Karamoko et la Fesci

Par Gary SLM
Publié le 25 juillet 2016 à 11:28 | mis à jour le 25 juillet 2016 à 11:28

Pr Abou Karamoko a officiellement pris fonction, vendredi dernier, en qualité de président de l'UFHB. Cette nomination intervient au moment où la première université publique ivoirienne est en ébullition du fait des affrontements étudiants-policiers. Le successeur de Pr BAKAYOKO-LY Ramata appelle à la reprise des cours, apprend-on d'abidjan.net.

Abou Karamoko joue la carte de l'apaisement

Le professeur Abou Karamoko entend marquer sa prise de fonction par la tranquillité et la normalité retrouvées au campus. À cet effet, le tout nouveau président de l'université Félix Houphouët-Boigny a fait cette adresse solennelle aux étudiants : « Chères étudiantes, chers étudiants, j’appelle à l’arrêt immédiat des violences sur le campus et vous invite à une reprise des cours le lundi 25 juillet 2016, à 7h30. Il y va de votre avenir et partant, de celui de la Nation. » Ce professeur titulaire de philosophie voudrait donc se poser en interlocuteur privilégié entre le gouvernement et ses administrés. Pour ce faire, il rassure ceux-ci de ce que leurs problèmes académiques sont en voie de résolution. Annonçant par la même occasion le déboursement d'une enveloppe d'un-milliard-sept-cents millions FCFA pour l'UFR des Sciences de la santé.

Mais loin de s'en tenir à cette profession de foi du président de leur université, les responsables de Fesci ont lancé une autre grève de 72 heures, à compter de ce lundi. Sans démordre aucunement, ils continuent de réclamer de meilleures conditions d'études et de logements. En outre, ils demandent le départ de la police des franchises universitaires tel que décidé par le président Alassane Ouattara. Et, en dernier ressort, ils demandent la libération de leurs camarades appréhendés lors des affrontements du lundi dernier.


Visiblement, la communication entre le président de l'université de Cocody et les étudiants s'apparente à un véritable dialogue de sourds. Et pourtant, la quiétude au campus est le gage d'une atmosphère parfaite pour un bon apprentissage. Le gouvernement est donc interpellé pour créer les conditions d'un climat apaisé dans les universités ivoiriennes.