Côte d'Ivoire : que de contradictions au procès de Simone Gbagbo

Par Gary SLM
Publié le 26 juillet 2016 à 10:46 | mis à jour le 26 juillet 2016 à 10:46

Que de contradictions qu'il a été donné de voir au procès de Simone Gbagbo hier lundi 25 juillet 2016. Quatre témoins de l’accusation ont défilé à la barre de la Cour d’assises d’Abidjan pour donner des versions contradictoires sur le bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo (Nord d’Abidjan), dans le cadre du procès de Simone Gbagbo.

rien que des contradictions au procès de Simone Gbagbo

Les propos plein de contradictions qu'il nous été donné d'entendre au procès de la Première Dame Simone Gbagbo, hier lundi, ont semé la confusion totale dans les esprits et renforcé le doute qui déjà planait sur ce procès taxé par des Ivoiriens comme étant celui de la honte. Les commerçants et en même temps témoins appelés à la barre, à savoir Siaka Sidibé, Zoumana Sidibé, Souleymane Diakité et Mariam Fofana, pour ‘’éclairer la Cour’’ sur les circonstances du bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo qui a fait ‘’une vingtaine de morts’’ lors de la crise postélectorale, sont allés de dénégations en contradictions au cours de l’audience.

De manière juxtaposée, leurs témoignages donnent cette cacophonie : "on nous a raconté", "on n'a pas vu Mme Gbagbo, mais c'est sur ‘’les ordres de Simone Gbagbo’’ que le marché a été bombardé.‘’Quand a eu lieu le bombardement ?’’, interroge le juge. Le témoin déclare qu'il ne sait pas mais ‘’on m'a dit que c'est le 17 mars 2011’’, soutient-il, ajoutant qu’il est le ‘’seul survivant’’ de ce bombardement qui a tué 20 personnes dont ses cinq frères. ‘’Qui a tiré l'obus’’, interroge encore le juge. ‘’Vraiment, je ne sais pas’’, répond Siaka Sidibé qui insiste que ‘’ce jour là, il n'y avait personne au marché et qu'aucun commerçant ne s'y trouvait’’, soutenant qu’il a été blessé ‘’à l’œil gauche’’...


Au lieu de continuer à se sentir si ridiculisée, la Cour a préféré reporter le procès à ce jour. Même des animaux dressés ne se contrediraient pas de la sorte, soufflait en sortant de la salle d'audience un avocat.