Côte d'Ivoire : imbroglio au procès de Simone Gbagbo

Par Gary SLM
Publié le 29 juillet 2016 à 19:32 | mis à jour le 29 juillet 2016 à 19:32

Le procès de Simone Gbagbo de ce jour en Côte d'Ivoire était émaillé d'imbroglio de toutes sortes. Il y a tellement eu de confusion au niveau des propos des témoins qu'un parmi eux a failli s'en fuir du tribunal.

Le procès de Simone Gbagbo sème la confusion

Le procès de ce jour de Simone Gbagbo a donné du fil à retordre au juge Boiqui Kouadjo. Les témoins Camara Amara et Soro Abdoulaye ne savaient pas comment tenir en place ou placer leur mot. Le premier nommé a cherché durant tout le procès à se dérober et physiquement et par des fuites en avant, on aurait dit qu'il n'était pas au fait de sa vie psychique. En voulant fuir et ne pas faire sa déposition, il a été rattrapé et ramené à faire ce pour quoi il a comparu. Ne s'exprimant qu'en malinké, le juge Boiqui Kouadjo a jugé bon de reporter son interrogatoire.

Quant à Soro Abdoulaye, c'est la diarrhée qui certainement l'incitait à ne pas tenir en place au cours de l'interrogatoire mené vigoureusement par la Défense. Vu les questions qui lui pleuvaient là dessus de manière torrentielle, il a préféré avouer son malaise pour éviter de servir des scènes peu commodes au Tribunal, comme par exemple, expulser des matières fécales devant le temple de la vérité...

A côté de la diarrhée, Soro Abdoulaye se dit aussi cardiaque. Finalement, il citait tous les maux dont il souffre au lieu de répondre aux questions de la Défense. Finalement, les deux témoins, sans aucune cohérence dans leurs témoignages qui ne révélaient en fin de compte rien de fécond, ont accusé en chœur Mme Simone Gbagbo d'être la cause de leurs malheurs depuis mars 2011.

Un autre témoin, Diarra, a brandi un certificat médical qui lui a été délivré par un dentiste alors qu'il dit souffrir « d’un traumatisme vertebro-medullaire par arme à feu. Paraplégie », et ce n'est pas tout, la Mairie d'Abobo est le lieu où ce certificat lui a été délivré!


Face à cet imbroglio, tout l'auditoire que constituaient les juges, les avocats, les civils, les accusés, les témoins, les forces de l'ordre et la presse, ne savait pas s'il fallait mourir de rire ou avoir réellement pitié et peur pour ce que traverse en ce moment la Côte d'Ivoire, si chère aux Ivoiriens.




Articles les plus lus