Côte d'Ivoire / cérémonie de pardon à ADO : tyrannie ou démocratie ?

Quelle Côte d'Ivoire voulons-nous bâtir avec la cérémonie de pardon à ADO de Bouaké qui frise plus un contexte de tyrannie au lieu de la démocratie? Voir des cadres, hommes et femmes adultes ou d'un autre âge, s'agenouiller comme pour quémander une quelconque pitance, le choc fut assez corsé pour délier des langues dans les réseaux sociaux et la presse en général.

Cérémonie de pardon à ADO; La Côte d'Ivoire entre tyrannie et démocratie

Après cette cérémonie de pardon à M. Alassane Dramane Ouattara (ADO) qui s'est déroulée à Bouaké, l'on est en droit de se demander si la nouvelle Constitution que le régime d'Abidjan veut imposer aux Ivoiriens, fera basculer les valeurs démocratiques vers celles de la tyrannie qui par définition, parle d'un gouvernement autoritaire qui ne respecte pas les libertés individuelles, mais abuse de son pouvoir irrésistible et de son autorité contraignante.

Agenouillés comme des scélérats, des pères et des mères, des cadres et des sans noms, fixent les envoyés de M. Alassane Ouattara, à savoir M. Hamed Bakayoko, Ministre de l'Intérieur, et M. Ibrahim Ouattara, frère cadet d'ADO, d'un regard qui quémande la commisération, la clémence et une éventuelle pitance bien entendue au chef " tyran " qui s'est fait ainsi représenter.

L'image est choquante et l'initiative pas du tout bien exécutée au regard des valeurs démocratiques qui en principe doivent régir nos sociétés modernes et contemporaines. En démocratie, on privilégie la voix du peuple, ses cris et ses pleurs, c'est-à-dire son pouvoir ou si l'on veut, tout ce qu'un peuple sans arme peut faire pour faire entendre et aboutir sa cause. C'est pourquoi, Abraham Lincoln définissait la Démocratie comme étant " le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ", juste pour montrer que toute action politique doit avoir pour finalité cette seule et unique entité que constitue le PEUPLE.

La Compagnie Ivoirienne de l'Electricité (CIE) a délivré en seul mois (Juillet 2016) deux factures exorbitantes et onéreuses n'en déplaise à quiconque. Dans les villes de Yamoussoukro, de Daloa, de Korhogo, de Tiassalé, et de Bouaké, des citoyens ivoiriens ont manifesté pour dénoncer ces abus et crier leur indignation, ce qui est faisable en démocratie, mais au finish, l'on les oblige à se mettre à genoux pour implorer la magnanimité compatissante d'un chef, comme cela se faisait dans les tyrannies les plus rébarbatives. Sûrement après Bouaké, les autres villes susmentionnées prendront le relais par mimétisme perroquet pour s'agenouiller elles aussi ou se coucher pourquoi pas, afin que rapidement la Côte d'Ivoire passe de la démocratie à la tyrannie. La nouvelle Constitution en gestation avancée n'est-elle pas destinée à cette fin?

Somme toute, ce n'est pas bienséant ni bienveillant ni même sain d'infantiliser ainsi un peuple, des administrés, des citoyens, c'est-à-dire des hommes libres. Le gouvernement d'Abidjan gagnerait à rectifier le tir, en expliquant au peuple qu'il est en droit de manifester sans verser dans la démesure du vandalisme. Aussi n'est-il pas tenu de s'agenouiller de la sorte même devant un Magistrat Suprême pour la simple raison qu'en démocratie, les libertés individuelles peuvent s'exprimer sans peur ni crainte d'être emprisonné, appauvri ou tué. C'est plutôt au gouvernement de s'humilier de la sorte pour n'avoir pas su prévenir cette grogne sociale, et non le contraire. A preuve, Dieu qui est au dessus de tout et de tous, n'a jamais imposé un tel supplice aux humains qu'il aime tant, et qui pourtant ont ôté horriblement la vie à son Fils unique Jésus-Christ par ignorance et colère mal orientée...

En démocratie, il ne faut pas renverser les valeurs. On gouverne en instruisant constamment le peuple afin que la relève soit toujours assurée de génération en génération. Faut-il peut-être ramener les dirigeants eux-mêmes à se faire bien former aux valeurs démocratiques. Certes, l'on comprend que les vrais initiateurs de cette cérémonie veulent se désolidariser de Soro Guillaume, la Tour de contrôle de cette ville du Centre ivoirien, mais devait-on le faire de cette manière et surtout, en l'absence des vrais coupables ?

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