Côte d'Ivoire : Togo Belco, menace Alassane Ouatara et se dit prêt à aller dire la vérité à la CPI

Par Gary SLM
Publié le 25 août 2016 à 22:50 | mis à jour le 25 août 2016 à 22:50

Togo Belco, le chef dozo qui a semé la mort et la désolation lors de la rébellion armée et sanglante de 2002 à Bouaké, se dit prêt à aller "dire la vérité à la CPI", si sa requête de recevoir "1 milliard" de la part de M. Alassane Dramane Ouattara qui l'a enrôlé à cette seule fin de venir au pouvoir, n'est pas exécutée les jours à venir. Il a ainsi décidé de lever le voile sur d'autres massacres comme à Duékoué.

Togo Belco très remonté contre Ouattara et son entourage

Togo Belco, le chef dozo (Ndlr, chasseur traditionnel) "du 3è bataillon de Bouaké pendant la rébellion", est très en colère contre l'entourage de M. Alassane Dramane Ouattara. Selon lui, "ce sont des gens proches de lui qui sont mauvais. Ils sont allés dire au président Alassane Ouattara que je suis mort." Cette ingratitude lui fait monter l'adrénaline jusqu'au cerveau : "Je suis fâché parce qu'on ne cherche pas à résoudre le problème des jeunes qui ont pris les armes et on les menace. J'attends qu'on me donne ce que le président m'a promis. J'ai trop travaillé". En fait, il a trop tué et enterré ses victimes voulait-il dire, car à Duékoué où "il y a eu trop de morts" selon ses propres révélations, son "rôle en tant que chef mystique, c'était d'ensevelir les corps." Il confesse : "J'ai enseveli beaucoup de corps et les lieux sont connus".


En rappelant à ses détracteurs qu'il n'a pas peur des menaces, et que les ex-combattants à Abobo possèdent toujours leurs armes et attendent leur argent, Togo Belco se fait menaçant à son tour: " Moi Togo Belco, on ne me menace pas. S'ils continuent, on va aller où ils ont mis Gbagbo (à la CPI) et la vérité va sortir là-bas. Oui, nous sommes prêts à aller à la CPI pour dire la vérité", a t-il conclu, avant de s'étonner de la malhonnêteté et du " mensonge" de ses tuteurs politiques d'hier.




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