Cameroun : Paul Biya absent, RDPC et MRC se luttent les militants

Le RDPC et le MRC continuent de ratisser large au sein du peuple camerounais afin de s'assurer le fauteuil présidentiel. C'est dans cette optique que Tsimi Evouna du parti présidentiel a annoncé le recrutement de 400 militants de l'opposition. Mais Maurice Kamto confie n'en être point affecté. Toutes ces tractations se déroulent alors que Paul Biya est en visite privée en Europe.

Le RDPC annonce le ralliement de 400 militants du MRC

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) tient à conserver le pouvoir au Cameroun. Pour ce faire, le parti de Paul Biya (83 ans) s'est lancé dans une course effrénée à des militants et sympathisants. Cette pioche se fait à tour de bras et surtout dans le camp de l'opposition. Ainsi que l'annonce Gilbert Tsimi Evouna, l'argentier du parti au pouvoir : « Je suis particulièrement heureux de souhaiter la bienvenue dans le RDPC, aux militants du MRC. Ils viennent de quitter ce parti pour nous rejoindre et travailler de concert avec nous. » Puis il ajoute : « Chers nouveaux adhérents, la maison du père est ouverte à tous ses enfants. » Ce sont donc 400 personnes, réputées de l'opposition, qui ont transhumé le jeudi 25 août dernier.

Mais loin d'en être ébranlé, outre mesure, Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) se dit déterminé à congédier le président Biya après 34 ans de pouvoir. Tombé en disgrâce avec son ancien mentor depuis novembre 2011, il a décidé de l’éjecter du pouvoir. À cet effet, il a investi le terrain et a engagé des combats tous azimuts afin d'arriver à ses fins. Cette offensive de l'opposant camerounais semble avoir porté ses fruits à Bafoussam et dans d'autres villes de l'ouest du pays.

Tous ces micmacs ont lieu alors que le chef de l'État camerounais est en visite privée en Europe, depuis mercredi. Usé par le poids de l’âge et la fronde sociale qui gagne du terrain, le vieux briscard semble lâcher du lest. Le nouveau leader de l’opposition compte donc en profiter à la présidentielle de 2018. Mais il ne faudrait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir dompté. Juste une question de logique.