Mali : Des jihadistes font fuir les FAMa et assiègent la ville de Boni

Les jihadistes continuent leur expansion macabre au Nord-Mali. En effet, une forte colonne d'islamistes a fait irruption dans la ville de Boni, ce vendredi, assiégeant la localité. Face à la fureur des assaillants, les militaires maliens n'ont eu autre réaction que de se mettre à couvert.

Une autre ville (Boni) tombe entre les mains des jihadistes

Les jihadistes n'ont visiblement pas fini d'exprimer leur volonté de conquérir l'ensemble du territoire malien. En effet, après avoir tendu une embuscade qui a été fatale à deux soldats des Forces Armées Maliennes (FAMa), ce mercredi 31 août à Beibi près de Boni, ces combattants qui prônent l'utilisation de la violence pour la réalisation des objectifs islamistes sont revenus de plus belle avec une violence outrancière. À la suite d'un premier groupe de terroristes qui est rentré incognito, un second a fait irruption, à moto, tirant dans tous les sens et criant « Allahu Akbar ! » – « Dieu est grand ! ». Ainsi, ces intrus ont occupé tous les endroits stratégiques de la localité située à équidistance de Mopti et de Gao. De même, ces individus ont jeté leur dévolu sur les bâtiments administratifs et un poste de sécurité. Ils y ont également planté leur drapeau. Aucun bilan n'est disponible pour l'instant.

Les forces maliennes qui occupaient, jusque-là, cette position n'ont eu la vie sauve qu'en prenant la clé des champs. La quasi-totalité des éléments a donc replié plus au sud, dans la ville de Douentza. Informé de la situation, le ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, a actionné l'état-major pour y envoyer des renforts. Ces derniers s'apprêteraient à donner une riposte à l'attaque qui a considérablement désorganisé le dispositif militaire en place.

Notons que les offensives dirigées contre les forces maliennes, les soldats français de Barkhane et les Casques bleus deviennent récurrentes. Cette situation contribue à saper le moral des populations nord-maliennes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Elles s'en remettent donc au président IBK pour trouver une solution définitive à leur situation.