Burkina : Un mandat d'arrêt international contre Yacouba Isaac Zida ?

Par Gary SLM
Publié le 15 septembre 2016 à 14:43 | mis à jour le 15 septembre 2016 à 14:43

Yacouba Isaac Zida pourrait faire l'objet d'un mandat d'arrêt international. Selon un rapport d'enquête, l'ex-Premier ministre de la Transition burkinabè serait lié à des évènements tragiques au Faso. La procureure du Faso entend donc lui délivrer un mandat d'arrêt afin qu'il réponde de ses responsabilités.

Yacouba Isaac Zida devant la Haute Cour de justice ?

Yacouba Isaac Zida est loin d'être sorti de l'ornière en dépit de son exil canadien. En effet, la justice burkinabè est en train de s'activer pour faire extrader l'ancien commandant en second de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). D'après le rapport de la Commission d’enquête indépendante, plusieurs crimes auraient été commis sur ses instructions pendant la transition. Pour ce faire, Maïza Sérémé, procureure de la République est formelle : « Au vu de l’exploitation du rapport que vont faire les juges d’instruction, s’il y a lieu de lancer des mandats d’arrêt, cela sera fait. » Puis, elle ajoute : « Donc c’est dire que s’il doit répondre, il doit répondre devant le juge d’instruction et peut être devant la haute cour de justice si effectivement sa responsabilité doit être engagée. »

Et pourtant, l'homme fort de la transition semble se murer dans un silence qui en dit long sur sa volonté de ne pas coopérer avec la justice du pays des hommes intègres. Toutes les tentatives pour l'entendre, (par mail, convocation et voie d’huissier) sont, jusque-là, restées lettre morte. Aussi, le président Roch Kaboré, par ailleurs ministre de la Défense, a été saisi afin de faire convoquer son élément. Ce à quoi il a donné une suite favorable le mardi dernier. Car il a ordonné des poursuites contre Zida pour «désertion en temps de paix» et «refus d’obtempérer».


Notons que de sources bien introduites, Zida lorgnerait le Kosyam lors des joutes électorales de 2020. Pour ce faire, il se serait amassé une fortune et établi un réseau, aussi bien national qu'international. Mais ses démêlés judiciaires actuels ne viendraient-ils pas entraver son destin qu'il voudrait national ? Surtout que les autorités burkinabè ne semblerait, en aucun cas, le lâcher d'une semelle.