Mali : Le processus de paix en berne, Ban Ki-Moon menace les signataires

Par Gary SLM
Publié le 24 septembre 2016 à 14:03 | mis à jour le 24 septembre 2016 à 14:03

Ban Ki-Moon est très préoccupé par la situation sociopolitique au Mali. Une réunion de haut niveau s'est donc tenue en marge de la 71e Assemblée générale pour une évaluation générale. Eu égard au piétinement du processus, le secrétaire général a remonté les bretelles aux différents acteurs de la crise.

Ban Ki-Moon tape du poing sur la table... pour le Mali

Ban Ki-Moon n'a pas manqué d'exprimer ses préoccupations et son impatience quant au processus de paix au Mali. Lors de la réunion interministérielle qui a vu la participation du président IBK, de Ban Ki-moon secrétaire général de l'ONU, d'Hervé Ladsous, directeur des opérations de maintien de la paix et des ministres des Affaires étrangères algérien et français, ces illustres participants ont réitéré leur engagement à travailler à un retour définitif à la paix au Mali. Toutefois, il ressort de cette concertation que l'accord de paix d'Alger tarde à s'appliquer.

Mais le diplomate sud-coréen a tenu à relever sa « profonde préoccupation face au manque de confiance et de vision commune ». Selon lui, les signataires de l'accord ont du mal à travailler de concert pour une application efficiente. Aussi, s'est-il voulu menaçant envers tous ceux qui entraveraient le processus. À l'en croire, le Conseil de sécurité aurait décidé de sanctionner ceux qui rameraient désormais à contre-courant. De même, le communiqué final de cette rencontre enjoint au président Kéita d'avoir une franche collaboration avec la Minusma afin de leur faciliter la tâche sur le terrain.


Notons que le Mali est aux prises à une crise militaro-politique sans précédent. Des jihadistes ont mis la partie septentrionale du pays sous leur coupe depuis mars 2012. En dépit des interventions de l'armée française (Serval puis Barkhane), les Casques bleus de la Minusma et les FAMa, ce vaste territoire désertique est quasiment devenu un no man's land. Les terroristes, les narcotrafiquants et toute la pègre ouest-africaine y ont élu domicile. N'empêche que les Nations unies restent optimistes quant à aseptiser cette zone et la pacifier totalement. Encore que tous les acteurs jouent franc-jeu et évitent de faire des calculs politiciens ou géopolitiques.