Centrafrique : le commandant Marcel Mombeka tué par des inconnus

Par Gary SLM
Publié le 05 octobre 2016 à 13:27 | mis à jour le 05 octobre 2016 à 13:27

L'insécurité galopante en Centrafrique vient de faire une victime de taille, ce mardi, en la personne du commandant Marcel Mombeka. En représailles à ce crime crapuleux, des éleveurs peuls ont été massacrés par les proches de l'officier supérieur. Bangui est actuellement sous haute tension.

La mort de Marcel Mombeka accentue les clivages en RCA

Marcel Mombeka est passé de vie à trépas dans la matinée d'hier. Des inconnus l'ont froidement abattu à quelques encablures d'un marché alors qu'il était en compagnie de son fils. Cet assassinat a rendu la situation sécuritaire de Bangui « extrêmement tendue » ainsi que l'explique Jean-Serge Bokassa, ministre de la Sécurité : « Le commandant Marcel Mombeka a été tué du côté du PK5 dans des zones sous contrôle de groupes d’autodéfense. » Puis, il ajoute que cette milice aurait des accointances avec des combattants « radicaux appartenant à la communauté musulmane ».

Aussi, sans identifier formellement les auteurs de cet acte, des Centrafricains s'en sont pris à des éleveurs peuls dont trois ont été tués. Dans l'optique de mettre un terme à ces affrontements intercommunautaires, « les forces de sécurité ont protégé une vingtaine d’éleveurs qui ont été acheminés vers la gendarmerie ». N'empêche que la capitale centrafricaine demeure encore sous une ambiance électrique. À cet effet, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est montée au créneau pour dénoncer « ces actes inadmissibles qui menacent la paix et la stabilité encore fragiles, obtenues à la suite d’efforts considérables de la part des autorités centrafricaines et des forces internationales ».

Notons que la guerre qui a éclaté en République centrafricaine après la chute de François Bozizé continue ses affres. L'élection présidentielle qui a consacré la victoire de Faustin-Archange Touadéra était censée ramener paix et stabilité dans le pays. Mais jusque-là, les rebelles ex-Séléka (à majorité musulmane) et la milice anti-Balaka (à majorité chrétienne) continuent de s'affronter. Et pourtant les 12.000 hommes de la Minusca et certains soldats français de l'opération Sangaris sont encore en RCA.


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