Côte d'Ivoire : Kandia Camara tombe dans la dérive pour contrer les instituteurs

Par Gary SLM
Publié le 17 octobre 2016 à 22:21 | mis à jour le 17 octobre 2016 à 22:21

La Ministre de l'Education nationale, Kandia Camara a choisi la voie de la dérive pour arriver à bout de la résistance des instituteurs. Troublée par la hargne et les paroles de l'intrépide secrétaire général du MIDD, Mesmer Komoé, Mme Kandia Camara s'est laissée aller à des nominations dérisoires et graves.

La dérive de Kandia Camara face aux instituteurs

En mal d'inspiration, la Ministre Kandia Camara a nommé contre toute règle et procédure de nouveaux inspecteurs dans la région de Daloa et sûrement s'apprête à le faire ailleurs aussi, juste pour remplacer tous les responsables des établissements primaires publics qui sont de mèche avec le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD) : « En fin de semaine, des collègues que nous côtoyons ici, sont venus présenter leur lettre d’affectation au grand étonnement de tous. Certains sont passés systématiquement du grade B3 au grade A4 » rapportent plusieurs témoins.

En réalité, le cycle primaire est régi par des règles comme toute corporation moderne et civilisée. Dans cette carrière, il n’est pas possible de devenir inspecteur d’école primaire sans être conseiller pédagogique au préalable. L'on postule d'abord au concours d’inspectorat avant de devenir inspecteurs. Mais, dépitée par les syndicats du primaire public, Mme Kandia Camara a brûlé toutes ces étapes pour nommer de façon unilatérale des individus qui vont dans les régions comme inspecteurs pédagogiques pour mettre en oeuvre le mot d'ordre reçu du régime Ouattara.

Jusqu'à quand l'abus de pouvoir en Côte d'Ivoire? Sans donner de justification valable à ces nominations arbitraires, Kandia Camara a trouvé encore bon d'aggraver les choses. Les individus nommés n'ont reçu aucune formation. Paradoxe, la promotion 2014 et 2015 des inspecteurs en formation est encore à l’Ecole Normale Supérieure(ENS). Bien plus, le dernier concours ne prévoit que 10 places disponibles au niveau nationale. Or, Mme Kandia a envoyé dans certaines localités soixante de ces prétendus "nouveaux inspecteurs".


A quoi répond cette logique d'entêtement dans la gestion étatique du régime d'Abidjan?