Union africaine : L'UA fait sa mue sous la houlette de Kagamé

Par Gary SLM
Publié le 24 octobre 2016 à 23:11 | mis à jour le 24 octobre 2016 à 23:11

Paul Kagamé a la lourde charge de conduire la réforme de l'UA. Conscient de la délicatesse de la tâche à lui confiée, le président rwandais s'est entouré d'experts compétents dans divers horizons. Ce comité rendra ses travaux au prochain sommet de l'UA à Addis-Abeba.

Paul Kagamé veut révolutionner l'UA

Il ne fait l'ombre d'aucun doute que l'Union africaine (UA) a besoin de faire peau neuve. C'est conscient de cette réalité que Paul Kagamé s'est vu confier par ses paires, la lourde tâche de booster les activités de l'UA par de profondes réformes. Ainsi, le président rwandais s'est choisi une équipe de neuf cadres africains compétents dans divers domaines. Des économistes aux politiques en passant par des businessmen, la liberté de penser est également un critère déterminant du choix. Aussi, des personnalités de renom font partie de cette équipe de réformistes qui devra rendre l'Institution plus efficace. Parmi ceux-ci, Donald Kaberuka, l'ex-président de la Banque africaine de développement (BAD) connu pour sa rigueur et son efficacité. Le Bissau-guinéen Carlos Lopes, très critique sur le franc CFA, fait également partie de cette équipe.

En outre, Tito Mboweni, ancien gouverneur de la banque centrale d’Afrique du Sud, le Zimbabwéen, Strive Masiyiwa, expert en Télécom, Amina J. Mohammed, actuelle ministre nigériane de l'Environnement, Cristina Duarte, ancienne ministre des Finances et du plan du Cap-Vert, Mariam Mahamat Nour, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale au Tchad ainsi que la Camerounaise Vera Songwe, dirigeante du bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale de la Société financière internationale (SFI) font partie de cette dream team.

La première réunion de ce comité d'experts se tiendra le 30 octobre prochain à Kigali, la capitale rwandaise. Cependant, leur travail ne sera pas de tout repos, car ils devront remettre leurs conclusions en janvier prochain. Le 28e sommet de l'UA s'annonce visiblement comme une rencontre décisive pour refonder l'institution panafricaine. Lors du 27e sommet au Rwanda, Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la Commission, avait appelé à l'indépendance financière de l'UA. Cette nouvelle donne obéit donc à l'aspiration de plusieurs observateurs africains qui déploraient le fait que les réunions de l'Union étaient régulièrement infestées par des Occidentaux.


L'indépendance de l'Union africaine point-elle ainsi à l'horizon ?