Afrique : le FMI fait le point économique de la partie subsaharienne du continent

Par Gary SLM
Publié le 29 octobre 2016 à 13:36 | mis à jour le 29 octobre 2016 à 13:36

Le Fonds monétaire international (FMI), s'est penché sur la partie subsaharienne de l'Afrique, pour faire le point quant à la croissance économique. Un rapport précis a été rendu public sur cette situation économique en Afrique subsaharienne, le mardi 25 octobre dernier, à Yaoundé au Cameroun.

"croissance à deux vitesses ", chimère au regard des chiffres

Le point économique de l'Afrique subsaharienne rendu par le FMI ce mardi 25 octobre 2016, à Yaoundé, n'est pas du tout reluisant. La croissance économique excessive que des Etats africains, sous le couvert du mensonge d'Etat, se targuent d'avoir réalisé n'est que chimère au regard des chiffres que mentionne ici le rapport du FMI, intitulé "une croissance à deux vitesses". Le rapport conclut ceci : " Le taux de croissance économique de l'Afrique subsaharienne devrait descendre en 2016 à son plus bas niveau depuis plus de vingt ans (...). Le taux de croissance économique de la région ne devrait atteindre que 1,4% cette année" note le rapport.

Les raisons sont toutes évidentes selon le Directeur du Département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie: " Ce ralentissement tient à deux facteurs principaux (...) D'une part, l'environnement extérieur s'est détérioré pour beaucoup de pays de la région, notamment parce que les cours des produits de base sont à leur plus bas niveau depuis plusieurs années et les conditions financières se sont sensiblement durcies (...) D'autre part, dans un grand nombre de pays les plus touchés par ces chocs, les autorités ont réagi avec beaucoup de retard et de façon inadéquate, ce qui a pour effet, d'accroître l'incertitude, de décourager l'investissement privé et d'empêcher les nouvelles sources de croissance de se développer," expliquait M. Selassie.


Pour le FMI, en adoptant de nouvelles mesures par le biais de réformes novatrices, la pente pourrait être remontée " à près de 3% en 2017 ", a conclu M. Selassie.



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