Côte d'Ivoire : La CEI est illégale et illégitime selon l'APDH

La CEI continue de faire l'objet de diatribes aussi bien en Côte d'Ivoire qu'en dehors du pays. C'est que la composition actuelle de l'organe électoral ne donnerait pas suffisamment de garanties quant à son impartialité. L'APDH a donc saisi l'UA pour exiger sa recomposition.

L'APDH attaque la Côte d'Ivoire en justice à cause de la CEI

Actions pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) a intenté une action contre l'Etat de Côte d'Ivoire devant la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP). Le motif allégué par cet organisme tient du fait que la Commission électorale indépendante (CEI) serait illégale et illégitime. En effet, la composition de la CEI ne respecterait pas les termes de loi ivoirienne N°2014-335 du 05 juin 2014. Car les exigences d'indépendance et d'impartialité consacrées par la Charte africaine en matière de démocratie ne sont nullement respectées. Par conséquent, le requérant entend obtenir de la Cour une condamnation de l'État de Côte d'Ivoire à réviser cette loi.

À l'inverse, le gouvernement de Côte d'Ivoire réfute ces accusations qui semblent pourtant revenir en boucle. Selon les autorités ivoiriennes, les forces politiques du pays, pouvoir comme opposition, seraient équitablement représentées au sein de cette institution. Aussi, le grief lié à l'indépendance de la CEI ne serait pas fondé. Car, argumentent-elles, la présidence a été confiée à la coalition RHDP au pouvoir et les deux vice-présidences occupées par l'opposition.

Quoi qu'il en soit, des observateurs continuent de récuser Youssouf Bakayoko, président de la CEI pour sa partialité présumée. Ces derniers évoquent le fait qu'il ait proclamé les résultats de la présidentielle de 2010 hors délai, et de surcroit à l'hôtel du golf, dans le Quartier Général de campagne d'Alassane Ouattara.

Il revient maintenant à la CADHP de se prononcer sur le bien-fondé de cette requête afin de dire le droit en toute impartialité. Cela il y va de la stabilité de la Côte d'Ivoire où la quasi-totalité des élections organisées par la CEI, dans sa coloration actuelle, sont émaillées de violences.

 

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