Côte d'Ivoire : Mamadou Koulibaly, le grand retour au FPI ?

Mamadou Koulibaly, président de Lider, a fait les beaux jours des récents soulèvements des populations ivoiriennes contre la constitution de M. Ouattara. Tout le monde a vu sa bravoure et son courage, et chacun s'est souvenu que l'homme doit nécessairement revenir à la maison mère, le FPI.

Le retour de Mamadou Koulibaly au FPI

Le retour de Mamadou Koulibaly au Front Populaire Ivoirien (FPI) version pure Gbagbo? Cela est envisageable et le Pr Mamadou Koulibaly a pris la question avec un réel sérieux : "Je pense que ça répond à un désir profond d’unité de cette opposition. Mais l’idéal ne serait pas de s’arrêter uniquement à «Koulibaly revient». C’est toute cette opposition qui est en train de prendre forme pour produire quelque chose de nouveau. Et ce n’est pas une affaire entre Koulibaly et le Fpi, c’est une affaire entre l’opposition ivoirienne et sa base qui demande à voix haute une plus grande harmonie, un rassemblement plus cohérent pour que cette opposition devienne encore plus décisive. Quand j’entends «Koulibaly revient», dans mon esprit ce n’est pas Koulibaly qui est visé. Ce sont tous ceux que vous voyez-là dans le Front du Refus et la Coalition du Non, ce sont tous ceux-là que je vois en train de se transformer en une puissance de combat", a t-il dit pour tenter de persuader l'opinion.

Mais, la même interrogation est revenue sous les lèvres: "Je suis très sensible à ce qu’ils disent. Et humblement, j’ai un profond respect pour cet appel, pour cette voix. Ils disent «Koulibaly revient» (...) Non, non, non, je prends ça très au sérieux. Ah, je prends ça très au sérieux (...) Laissons évoluer nos différentes démarches. Vous savez, il y a quelques années, là-bas, dans le lointain, Bamba Moriféré et Abou Drahmane Sangaré autour d’une même table, c’était à peine imaginable. Et il n’y a pas très très longtemps encore, ceux que vous voyez-là, dans les deux groupes, pouvaient à peine penser se mettre ensemble. L’occasion est là, il ne faut pas se précipiter. Il faut aller méthodiquement, sans oublier la cible, l’objectif, qui est la constitution de Ouattara. Tous les moyens qui peuvent permettre qu’on y arrive doivent être capitalisés pour qu’on y arrive. Ne ramenons pas tout de suite cela à des questions personnelles. Sinon, ça va nous détourner du fond du débat," a t-il conclu.

Somme toute, la Côte d'Ivoire souffre en ce moment les douleurs de son enfantement...