Sarkozy, l’homme qui se retire de la politique à chaque défaite

Il pensait battre Alain Juppé et François Fillon, Nicolas Sarkozy sera finalement envoyé à la retraite par Les Républicains. Tout de suite après sa défaite au premier tour de la primaire de son parti, l’ancien président français a fait une annonce de son retrait de la vie politique, du déjà vu, jamais fait...

Sarkozy, l'éternel départ de la vie politique

Au soir de la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle du 6 mai 2012, Nicolas Sarkozy avait mis fin à sa vie politique. Il l’avait promis quelques mois plutôt - sur une chaine de télévision française (BFMTv). Seulement, le mari de Carla Bruni se rappellera très vite aux Français en revenant au-devant de la vie politique. Se croyant investi de la mission de sauver la France, il était candidat aux primaires de son parti pour la prochaine présidentielle de 2017.

... un départ à chaque défaite.

Cette fois, le peuple français et surtout les militants de son parti lui ont clairement indiqué la porte avec 20,7% des voix. Il n’arrivera qu’à une triste troisième place, synonyme de son élimination, après François Fillon 44,1% et Alain Juppé 28,6%. Une nouvelle fois, il a annoncé son retrait de la vie politique, une chose que ses compatriotes espèrent définitive cette fois-ci. Mais avec le fils de Sarközy de Nagy-Bocsa (immigré hongrois) qui s’est parfois pris pour plus français que les Français de souche multiséculaire, il ne faut surtout pas croire les discours des soirs de défaites. Il radote toujours après un bon knock-out...!

Même s’il pourra toujours facturer à prix d’or d’éventuels conseils, surement médiocres, à des présidents, surtout africains, l’homme qui a expérimenté la misère de la solitude après son éviction de l’Élysée, pourrait trouver un autre moyen d’exister en cas de retour de la droite au pouvoir. Reste à espérer pour cela qu’il passera une nouvelle fois entre les mailles des filets de la justice. Celle-ci le vise dans plusieurs dossiers de blanchiment d’argent.

Les chances qu’il continue de mener une vie paisible aux frais du contribuable français sont cependant grandes. La justice française qui a une haute image d’elle-même n’a jamais mis en prison un ancien président. Le cas Jacques Chirac ne l’a que bien montré. Autant un voleur nécessiteux a droit à de la prison ferme dans le « pays des droits de l’homme », Jacques Chirac n’avait écopé que de deux ans de prison avec sursis. Il était pourtant reconnu coupable de "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" dans un des deux volets de l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.