Côte d'Ivoire : Après leur boycott, les avocats de Simone Gbagbo de retour au procès

Par Gary SLM
Publié le 28 novembre 2016 à 10:06 | mis à jour le 28 novembre 2016 à 10:06

Les avocats de Simone Gbagbo reviennent devant la cour d'Assises après s'être rebiffés deux semaines auparavant. Ce retour à la barre a été possible grâce à une médiation du bâtonnier, leur promettant un procès équitable.

Les avocats de Simone Gbagbo s'activent davantage

Le procès en Assises dans lequel est empêtrée l'ex-première dame de Côte d'Ivoire ne cesse de connaitre des revirements spectaculaires. En effet, après la suspension de leur participation au procès pour refus du juge d'appeler à la barre des barons du régime Ouattara, dont le PAN et ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro et l'ex-Premier ministre Jeannot Ahoussou-Kouadio, cités comme témoins, les avocats de Simone Gbagbo seront dès ce lundi de retour devant la Cour. Ainsi que l'explique Me Rodrigue Dadjé, le principal avocat de la défense : « Le bâtonnier a engagé une médiation avec le procureur général. Il nous a assuré que des dispositions ont été prises pour que le droit de la défense soit garanti. »

N'eût été cette médiation réussie par le bâtonnier, Me BEUGRE Adou Marcel, le juge Boiqui Kouadjo aurait commis à Simone Ehivet Gbagbo, des avocats d'office. En outre, il avait décidé de la juger en son absence, car elle refusait de comparaître. Mais là encore, Me Dadjé proteste vigoureusement : « La commission d'avocat d'office par la cour d’Assises est non avenue, car depuis le 1er janvier 2015 conformément à l’article 43 du règlement numéro 5 de l'UEMOA, aucune juridiction ne peut commettre d'avocat d'office. Cela relève exclusivement du bâtonnier de l'ordre des avocats. »

Que cache réellement ce retour au procès de l'épouse de Gbagbo Laurent ? Les personnalités citées par la défense auraient-elles accepté enfin de déposer ? Les avocats auraient-ils accepté de se passer de leurs témoignages, même s'ils les jugent nécessaires pour faire éclater la vérité ?


En attendant de trouver des réponses à ces interrogations qui taraudent les esprits, le procès redémarre ce lundi 28 novembre. Notons que Mme Gbagbo est poursuivie devant la cour d'Assises pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Elle fait déjà l'objet d'une première condamnation de 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l'État.