Mali : IBK échappe de justesse à une motion de censure

Par Gary SLM
Publié le 23 décembre 2016 à 10:15 | mis à jour le 23 décembre 2016 à 10:15

Il s'en est fallu de peu pour que le gouvernement d'IBK soit emporté par une motion de censure. Cette initiative des députés de l'opposition, tirant motif de l'incapacité du président à gouverner, a été rejetée par l'Assemblée nationale.

En fin de mandat, IBK sur la sellette ?

L'opposition malienne ne cesse de cogner de plus belle Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) pour ce qu'elle qualifie de dérives. En effet, ces opposants fustigent le fait que le gouvernement malien ait autorisé l'Union européenne à rapatrier les Maliens qui se trouvent en situation irrégulière en Europe. De même, « l'incapacité du gouvernement à assurer la sécurité et à organiser des élections communales crédibles dans tout le pays » sont autant de raisons qui méritent que le pouvoir tombe. Ainsi, les députés de l'opposition ont introduit cette motion de défiance pour mettre fin aux activités du gouvernement.

Mais l'Assemblée nationale, dirigée par Issaka Sidibé, un baron de la majorité présidentielle, a rejeté cette motion. Car pour les parlementaires proches du pouvoir, le président malien prend des décisions dans l'intérêt supérieur de la nation. Il serait donc incongru de mettre en mal sa gouvernance en faisant tomber le gouvernement de Modibo Kéïta, son Premier ministre. Aussi, ces derniers appellent-ils à une union sacrée autour des valeurs républicaines pour éviter que le Mali, déjà aux prises à des groupes armés, ne sombre davantage dans la crise politique.


Quoi qu'il en soit, la présidentielle malienne est prévue pour 2018. Les candidats potentiels sont donc en train de fourbir leurs armes pour s'attirer la faveur de ce scrutin très attendu. C'est également dans ce contexte que le camp présidentiel a déjà perdu quelques alliés.