Soro Guillaume n’est plus seul à déposer sa candidature au Parlement pour un second mandat. Désormais, il fait face à un concurrent de poigne en la personne du député de Facobly, Evariste Méambly, qui donne ici les raisons de sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale.

Parlement: Soro Guillaume face au concurrent Méambly

Soro Guillaume aura t-il du fil à retordre pour se maintenir à la tête du Parlement les jours qui suivent? Cela se laisse entrevoir aux dires de son nouvel concurrent à ce même poste en la personne d’Evariste Edouard Tié Méambly, député de Facobly et président du Conseil général du Guemon : « J’ai décidé, après l’appel de mes parents du grand Ouest, d’être candidat à la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. J’ai décidé d’être candidat au nom de la géopolitique. Quand vous regardez la liste des 12 grandes Institutions de la République, vous vous rendez compte aisément qu’aucun cadre du Grand Ouest n’est à la tête d’aucune de ces Institutions »,a précisé le député de Facobly.

C’est au cours d’un point de presse tenu le vendredi 6 janvier 2017, à Marcory, que M. Evariste Méambly a fait toutes ces précisions:  « Je suis donc candidat à la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire pour que le grand Ouest, cette grande région qui a tant donné à notre pays et qui a tant souffert, préside, elle aussi, une Institution de la République. Je suis candidat à la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire parce que je pense, modestement, avoir les capacités de diriger cette grande Institution », a confirmé le chef du groupe parlementaire « Agir pour le peuple », regroupant 9 députés pour l’instant.

Il a ensuite donné les objectifs visés par cette candidature:« Si je suis élu, je me battrai pour que le député ne sorte pas du Parlement ivoirien, pauvre. Le constat que j’ai fait, et cela est bien triste, est que, généralement, le député ivoirien entre riche à l’Assemblée nationale avec le sourire d’être nouvellement élu, mais en ressort pauvre et triste. Ce n’est pas bon pour l’image de la Côte d’Ivoire. Et, il faut que cela change ! Si je suis élu, je négocierai, pendant ma mandature, avec les partenaires au développement, les chancelleries et l’État de Côte d’Ivoire afin d’avoir des soutiens financiers pour améliorer les conditions de vie des députés », a-t-il promis pour conclure.